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 Vos papiers monsieur.... (Logan)

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Jack Sutton

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MessageSujet: Vos papiers monsieur.... (Logan)   Dim 3 Mar - 4:28

J'étais de patrouille de jour. J'adorais ce quart de travail, je partais tôt et arrivait à l'heure du souper. Presque 20 ans que j'étais policer à Tree Hill. C'était une petite ville tranquille à la base, bien sûr quelques arrestations, quelques enquêtes mais rien de comparable à New York ou Los Angeles. Non j'aimais Tree Hill, depuis mes trois ans que j'habitais ici, que je connaissais chaque coin et recoin de la ville là ou ma fille vécue toute sa vie... enfin jusqu'à ce qu'elle soit enlevée. Mais bon c'est de l'histoire ancienne elle était là dans sa chambre dormant comme un bébé. Je sortis de la douche nouai une serviette de bain autour de mes hanches pour aller m'habiller. Je m'habillai silencieusement comme toujours avant de descendre à la cuisine préparer du bon café et laisser mon éternelle note " Si tu sors verrouille tout. On se voit ce soir Je t'aime papa XXX" Oui c'est presque stupide d'écrire ça à une jeune fille de 19 ans mais c'était disons la manière qu'on avait pour se dire bonjour quand je travaillais tôt.

Une journée banale dans une ville banale. Rien de nouveau sauf que Chuck était en congé maladie à cause d'un blessure fait au travail. Donc je patrouillerais seul un bon moment. Je me fis affecté dans les rues les plus tranquille de la ville à faire soit du radar ou des vérifications de papiers. Ce que ça pouvait me gonfler moi des vérifications de papiers! Enfin j'embarquai dans mon véhicule et parcourais les rues de Tree Hill que je connaissais par coeur. Je suis certain que je ferme mes yeux et je sais conduire parfaitement bien! Bon j'allais sûrement pas l'essayer là mais je connaissais chaque parcelle de parc, de rue pour les avoir parcouru ou même arrêter certains malfrats. Je fis quelques vérifications, quelque arrêts pour excès de vitesse mais depuis le temps où les gens me voyait et me connaissaient il savait que j'étais un gentil policier. J'étais donc assis dans ma voiture bien à la vue quand j'entendis le moteur grondant d'une moto. Je fronçai les sourcil en entendant cela, qui conduisait une moto dans un début d'hiver? en le voyant passer je compris que c'était le "p'tit nouveau" en ville.

Je le suivis donc en allumant mes lumières et deux coups de sirène de police pour l'avertir de se tasser. J'en entendait parler mais tout ce qu'on me disait était " Il est discret jamais rien de déplacer.... il est bizarre aussi" Bizarre ou pas je devais voir ses papiers. Une fois garé je descendis donc de ma voiture remettant ma matraque télescopique à ma ceinture et m'avançai vers l'homme. Petit sourire poli comme toujours en l'examinant rapidement et force de constater que c'était loin d'être une menace.

- BOnjour monsieur. Puis-je avoir les papiers de votre moto ainsi que les enregistrements et votre permis.

C'est moi ou il semblait mal à l'aise? Ben qui aimait ce faire arrêter? J'ai jamais vu une personne me dire " Ah! Monsieur l'agent! comme je suis content que vous m'ayez arrêter!" non c'était plutôt les injures qui arrivait en pareil cas.
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Logan Wolf

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MessageSujet: Re: Vos papiers monsieur.... (Logan)   Dim 3 Mar - 5:34

Un matin ordinaire qui se levait sur la petite ville de Tree-Hill endormie dans les brumes hivernales. Ici rien d'étrange, rien d'anormal, rien ne dénotait, tout était parfaitement comme tout devait être, tout, ou presque. Il y avait bien cet étranger dont tout le monde parlait, l'homme qui arrivait et repartait dans la nuit. L'homme à la moto noire, que personne ne connaissait, dont personne ne savait d'où il venait, ni où il pouvait bien aller. Il ne disait jamais rien, ne parlait à personne, on le voyait presque jamais, il restait enfermé dans son studio pendant des jours, les stores baissés, de temps en temps on le voyait courir dehors, ou assit à un café, on ne connaissait même pas son nom. Discret, trop discret pour être honnête. Il avait cette allure de vagabond, un loup solitaire, perdu dans la jungle de la foule. Un homme étrange, inquiétant, mystérieux, à tel point que certains le trouvaient presque menaçant. Pour d'autres, il était juste perdu. A ceux-ci je répondrai cela " tous ceux qui errent ne sont pas perdus. " Qu'était-ce, d'être perdu ? Je connaissais la route qui menait jusqu'à chez moi, mais la demeure m'était interdite, et j'avais fui mon pays, un pays que je ne reverrai plus jamais, une maison qui ne serait plus jamais la mienne, une famille massacrée, une vie de fugitif. Je n'étais pas perdu, mais je n'avais plus nul par où aller. Ma vie était une course poursuite, et je passais mon temps à me cacher. Epiant derrière mes stores fermés, regardant par-dessus mon épaule, cherchant parmi la foule, me demandant à quel moment ils finiraient par me rattraper, à quel moment ma vie allait-elle s'arrêter si subitement sans m'avoir jamais permit de vivre vraiment…

Je passais les mains sur mon visage, l'eau coula en filaments de dentelles sur ma peau pâle. Trop de jours passés dans l'ombre, trop de ténèbres cachant à ma vue l'éclat du soleil blanc. Relevant la tête j'observai ce reflet dans le miroir, un homme fatigué d'une longue errance et solitude. Je m'essuyai avec une serviette blanche, puis soupirant sorti de la salle de bain et m'habillai de ce qui me tombait sous la main. Pantalon noir, haut noir, original non ? J'allais finir par croire que je tournais à la dépression. Ca manquait de couleurs par ici, et de couleurs et surtout de lumière, pensai-je en ouvrant les stores à mi hauteur. Les rayons du soleil se faufilèrent alors dans la pièce plongée bien longtemps dans l'obscurité, en remplissant chaque recoins, je détournai le regard, aveuglé, j'avais perdu l'habitude de voir le jour se lever, et son reflet dans les lueurs blanches de l'hiver rendait à son incandescence une suprême majesté. Je posai mes mains sur le rebord de la fenêtre, observant le dehors, la rue calme et vide seulement troublée par quelques voitures passantes dans le silencieux matin. Il fallait que je fasse un tour, voila dès jours que je n'avais pas mis le nez dehors, j'allais finir par croire que j'étais vraiment paranoïaque, bon je l'étais peut-être, mais c'était plus une question de prudence et de sécurité, mais il fallait que je prenne l'air, j'en avais cruellement besoin. Je sautais la case petit déjeuner et attrapai mon blouson de cuir posé sur la chaise et mon casque de moto dans un coin, puis sortis, emportant juste avec moi clés et papiers, comme à mon habitude, rien d'autre. Voila tout ce que possédait Logan Wolf, des faux papiers, une fausse vie, et une moto.

J'allais retrouver cette dernière endormie dans la rue, bolide noir comme la nuit, unique compagne de mes solitaires aventures avec les rayons de la lune. Je mis mon casque et démarrant m'engageai dans les rues à la circulation plutôt tranquille ce matin. Tout était calme, comme si un voile ensommeillé, une torpeur alanguie, avait bercée la ville d'un brouillard de soir. Je m'engageai sur l'avenue, toujours précautionneux et attentif, respectant à la lettre le code de la route pour éviter de me faire arrêter bêtement tant qu'à faire. Je ne savais même pas où j'allais à vrai dire, j'étais sorti parce que j'avais besoin de sortir, mais n'avais aucune destination particulière où je désirai me rendre. J'étais donc à nouveau entrain d'errer. Peut-être mon errance me conduira-t-elle alors au lieu opportun où je doive me rendre. Ou peut-être pas…

J'entendis derrière moi des sirènes lancer leurs cris stridents et dans le rétro de la moto aperçu la voiture de police qui me faisait signe de me garer sur le coté. D'accord… Je suis mort. Non, pas de panique, pas de panique, surtout, pas de panique. J'étais en règle, enfin, avec de faux papiers, mais en règle dans la pratique. Je n'avais fais aucune infraction au code de la route, ma moto était nickel, il n'y avait aucune raison… Putain mais qu'est-ce qu'il me voulait… Immédiatement je me garai sur le bas coté et coupai le moteur, j'ôtai mon casque, bon il risquait pas de connaitre ma tête et il fallait que j'ai l'air un peu sympathique à ses yeux pour qu'il me foute la paix, et avec un casque sur la tête ça donnait pas trop sympathique alors… Je n'avais rien à me reprocher non, ça ne pouvait être qu'un contrôle de routine, je n'étais arrivé ici que depuis même pas un mois, je n'avais fais aucune infraction, j'en étais sûre, pourquoi alors il m'arrêtait ? C'était pas le moment de paniquer, je devais rester maitre de moi surtout… Si je devais paraitre bizarre au yeux des gens pour qu'ils me craignent et me foute la paix, je devais sembler normal et sans histoire aux yeux des flics, juste pour qu'ils me foutent la paix pour eux.

Le policier descendit de sa voiture et marcha vers moi, je le vis observer la moto avant de me détailler, normal, quoi de plus normal dans un contrôle de routine, surtout que j'étais nouveau en ville, il ne me reconnaissait pas, normal qu'il se demande ce que je foutais là, et qu'il regarde la moto pour vérifier, c'était son boulot, il était flic… Oui enfin le boulot des flics s'étaient aussi d'arrêter les criminels… Oh mais non de dieu pourquoi avait-il fallut que j'ai envie de sortir pile aujourd'hui pour tomber sur un flic alors que j'aurais très bien pu resté enfermé dans mes ténèbres à broyer du noir ? Au moins je serai pas dans cette situation là… Je restai impassible, pas trop souriant pour pas avoir l'air trop sympa non plus, juste poli et respectueux, un mec normal et sans histoire.

- Bonjour monsieur l'agent, il y a un problème ?

Tendu ? Moi ? Pas du tout, alors qu'une goutte de sueur froide perlait sur mon front je me dépêchais de rassembler tous les papiers qu'il me demandait et de les lui tendre, puis j'essuyai la goutte de sueur en faisant mine de me passer la main dans les cheveux. Mon cœur battait comme un tambour, j'avais l'impression à chaque battement qu'il me disait " écoutez les bien c'est les derniers. " Il n'y avait pas de raison pour qu'il m'emmerde plus que ça, j'étais en règle, les papiers de la moto et d'assurance étaient tout ce qu'il y avait de plus légal, mon permis était un faux, mais tout comme mes papiers d'identité c'était un faux d'excellente qualité qui m'avait fallu une fortune, fait par des pros, les meilleurs en matière de contrefaçon. Heureusement que j'avais pris de l'argent avec moi en fuyant le domicile familiale… Je n'avais pas à m'en faire, j'avais déjà vécu ces situations ailleurs, de simples contrôles de routine, des yeux de flics aguerris s'étaient déjà posés sur mes papiers des milliers de fois sans rien y voir d'anormal, ils tromperaient même les meilleurs, enfin j'espère… Personne jusqu'à maintenant sur le sol américain n'avait vu la différence. On m'avait déjà soupçonné, dans certaines villes où j'étais resté, au bout d'un moment les gens sont suspicieux, pour ça que je pars, que je reste jamais longtemps, mais ça n'avait jamais été des soupçons trop lourds. Je venais juste d'arriver, si il fallait que je fasse mes valises dans l'heure je le ferais…

Bon, je crois qu'il fallait vraiment que je me calme avant de faire une crise de nerfs… Tendu, et mort d'angoisse, j'avais les mains serrés autour des poignets de la moto, je fixais le policier, attendant de voir ce qui allait se passer maintenant… Mais j'avais vraiment la poisse quoi c'était pas possible de cumuler autant… Je devais rester calme, ou du moins continuer de le paraitre, ne pas montrer mes sentiments, je restais le plus impassible possible, je savais faire ça oui, manipuler les autres, il m'avait juste pris au dépourvu, mais j'étais préparé à ce genre de situation, ça allait…
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MessageSujet: Re: Vos papiers monsieur.... (Logan)   Dim 3 Mar - 6:32

Je remontai mon regard vers lui car je zieutais la moto pour voir si elle était bien réglo. Je rêve là ou je vois la panique totale dans ses yeux? Il avait quoi à me cacher? La drogue? Non il ne semblait pas défoncé. Je plissai légèrement les yeux en le fixant. En 20 ans de métier j'en avais vu pas mal de truc mais peu importe le crime il agissent tous pareil. Mais j'avais rien à craindre de lui. IL semblait gentil,poli à sa place quoi. Pourquoi il paniquait pour des enregistrements? Ha! Oui! Je suis un flic! Je fis un sourire rassurant en prenant ses papiers doucement.

- Simple vérifications monsieur. Je reviens.


Malgré sa nervosité et son ton poli instinctivement je mis une main sur mon arme. Je comptais pas la braquer sur lui mais il semblait nerveux, instable donc possiblement dangereux pour moi et peut-être pour la population qui lentement s'éveillait. Je jetai un oeil par-dessus mon épaule et le vit crispé, tendu comme une corde d'arc. Pauvre garçon tu va en rencontrer des policiers et souvent des pas tendre. Je m'assied donc et pris les papiers entre mes mains et et tapai son nom et tout les numéro du permis, des enregistrements et des assurances. J'haïssais les vérifications de papiers! C'était des journées mornes et frustrantes et inévitablement je revenait marabout et ça me prenait un temps fous à me changer les idées. Delphine était habitué à mes humeurs bizarre et heureusement!

Logan Wolf, arrivé depuis un mois à Tree Hill pas de casier, pas de ticket de vitesse, même pas une petite arrestation dans sa jeune vie. Un citoyen modèle quoi! Mais pourquoi je me méfiais de ses choses inscrite là? C'était trop.... trop.... trop parfait. Y'avais quelque chose qui clochait mais je ne pouvais dire quoi, mon instinct me parla mais il était poli non? Gentil, à sa place.Je poussai un soupir, peut-être était-ce moi qui voyait du mal partout à cause de mon métier? Je fis appel au contrôle du poste.

- Bonjour Sally, tu peux me vérifier quelque chose pour Logan Wolf?

Je donnais tout, adresses, date de naissance le type de moto tout les trucs susceptible de contenter mon instinct. La jeune femme ria doucement et je l'entendis claquer ses doigts sur son clavier comme une musicienne sur son instruments. Des cliquement de souris, des touche tapés rapidement.

Sally: - Tu veux quoi exactement parce que y'a rien dans son dossier. Il es vierge comme un puceau.

- Ça va, dis-je en riant, un doute qui n'a pas raison d'être merci ma belle!

Je repris donc les dit papiers et retournai lentement vers Logan. Mais il allait vraiment finir par me claquer entre les mains! J'apparus donc dans son champ de vision avec un léger sourire rassurant. Le pauvre, j'en avais vu des réactions bizarre mais là pour une simple vérification. Fallait vraiment qu'il relaxe le pauvre sinon il casserait comme une branche sèche! Je lui tendit les papiers en remontant mes yeux noirs vers les siens et le fixait. Je n'aimais pas le doute que je ressentais là et je sais que ça allait me ronger, mais je pouvais pas non plus lui dire que je l'arrêtais sur le simple doute que je présentait!

- Voilà monsieur. Bienvenue à Tree Hill, j'ai vu que ça faisait qu'un mois que vous étiez ici. Relaxer un peu monsieur conduire tendu comme cous l'êtes c'est pas prudent. Bonne journée.

Je lui servit un dernier sourire avant de retourner à ma voiture pour remplir un rapport, bref mais chiant à faire quand même. J'étais penché à faire mon mini rapport à la con quand j'entendis un bruit métallique tordu et de verre brisé. Ce que je vis me coupa le souffle! C'est pas vrai!Les vérifications et le radar m'ennuyait alors là j'allais être servi pour un bout! Je pris ma radio et demandai du renfort et me mit ensuite à courir avec notre petite trousse de secours dans nos bagnoles. Je rêve là c'est pas Logan? hé merde! Je le vis bouger et poussai un soupir de soulagement. Cependant certains avait besoin de notre aide. Un côté d'une voiture était embouti avec une femme gémissant de peur. Je repris ma radio sur mon épaule qui grésillait des demande d'aide.

- IL faudrait deux ambulances au coin Peel et St-Angels. je fermai le tout avant de hélé après Logan, Monsieur Wolf?! Ça va vous n'avez rien?

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MessageSujet: Re: Vos papiers monsieur.... (Logan)   Dim 3 Mar - 18:01

C'était pas mon jour aujourd'hui, et visiblement ça allait encore empirer. D'habitude je gérai mieux mon stress, mais je ne sais pourquoi, peut-être eh bien du fait que je venais tout juste d'arriver ici, dans un environnement nouveau que je ne connaissais pas, je n'arrivais pas à recouvrer mon calme et pourtant ma couverture en dépendait. Je regardai le flic, soucieux, je faisais tout habituellement pour éviter la confrontation avec les flics, dans une situation comme la mienne qui est-ce que ça n'angoisserait pas ? Pourtant, je devais éviter la panique, j'inspirai doucement, cherchant à retrouver mon calme vain, une " simple vérification ", rien de plus, rien à craindre. Il ne pourrait rien trouver sur moi, j'avais l'air de tout ce qu'il y avait d'innocent. Trop innocent ? Peut-être. Et puis peut-être aussi qu'à force de passer des années à me cacher et à fuir à travers le monde j'en avais juste marre, j'étais juste fatigué, à bout de forces, peut-être qu'en fait je n'en pouvais plus, qu'à force d'épuisement, j'ouvrais la porte aux erreurs que j'avais toujours pris grand soin d'éviter. Oui, j'en avais plus que marre de cette vie là, et pas que celle du fugitif, non, aussi celle du vrai Logan, celui dont j'ai a tout jamais oublié le véritable nom, enterré sous un amoncellement de cadavres. Mon passé était noir, et depuis mes premiers jours. Jamais ma vie n'avait été autre chose que cela, douleur et désespoir. Je haïssais cette ordure, que j'aurais tué si je l'avais pu, ce monstre, qui avait gâché ma vie, pire que ça, détruite, dès ma naissance dans cette famille maudite. Moi seul savait ce qu'il avait fait, ce qu'il avait fait à ses propres enfants, j'étais le seul encore en vie, le seul à pouvoir encore le dire. Mais au lieu de crever en prison, cette pourriture vivait dans son palais d'argent et envoyait ses chiens à ma poursuite, le seul avenir qui me restait c'était la mort et une cellule, et c'était à cause de lui, j'étais coupable d'horreurs que je n'avais pas commis, et que j'avais moi-même du subir.

J'expirai et inspirai, lentement, me vidant la tête de mon mieux, je me récitai des vers de Shakespeare dans la tête :

Citation :
" Y a-t-il plus de noblesse d'âme à subir la fronde et les flèches de la fortune
outrageante, ou bien à s'armer contre une mer de douleurs et à l'arrêter
par une révolte ?. Mourir... dormir, rien de plus ;... et dire que par ce
sommeil nous mettons fin aux maux du coeur et aux mille tortures
naturelles qui sont le legs de la chair : c'est là un dénouement qu'on doit
souhaiter avec ferveur. Mourir... dormir, dormir ! peut-être rêver ! "

Hamlet, évidemment. Le fameux monologue de l'acte III, trop connu ce n'est pas celui que je préfère. Mais j'aime bien aussi ce passage. J'avais retrouvé un peu de paix, la poésie m'y aidait, rouvrant les yeux, je les posais sur le flic, mais je le vis alors porter sa main à la crosse de son revolver et le peu de calme que j'avais su redonner à mon expression sombra dans l'abime de la peur et de l'incertitude, je me tendis à nouveau, dur comme un bloc d'acier. J'avais fait quoi là ? Pourquoi il réagissait comme ça ? Je le vis se détourner pour retourner à sa voiture faire ses " vérifications ". Est-ce qu'il faisait vraiment des vérifications ? Où s'apprêtait-il à m'arrêter ou pire me tuer, c'est vrai il aurait très bien pu être payé pour me descendre… Non tu racontes n'importe quoi Wolf, personne ne peut savoir que tu es ici, ils ont perdu ma trace quand j'étais dans l'Ontario, plus de nouvelle depuis, je suis redescendu par les montagnes, passé par des régions peu habitées, de la forêt, et des montagnes, je les y ai semé, dans le nord. Avant ça, ils savaient juste que j'étais passé au Nevada, mais ils pensaient depuis l'épisode de l'Ontario que j'avais fui par le Canada, les grands lacs, puis le Saint-Laurent, ils ignoraient que j'avais repris par le sud. Oui mais, ils pouvaient très bien se douter que j'étais encore sur le sol américain, ils auraient pu lancer une alerte aux autorités, le FBI à mes trousses, non, impossible… J'avais mis le pied sur tous les continents de la terre, ils ne pouvaient pas me rechercher partout, et c'était la mafia qui avait l'info sur l'hypothèse des Etats-Unis, et encore ils en étaient pas certains, donc difficile pour la police Anglaise de reléguer une info quand la mafia était autant impliqué, ça voulait dire quoi pour des flics un fugitif traqué par la mafia ? Qu'il était peut-être plus coupable idéal que vrai coupable, mais la police s'en foutait, ils recevaient des pots-de-vin assez conséquents pour n'en avoir rien à faire, mais le FBI n'était pas au courant… Les flics m'avaient traqué quand j'étais au Brésil, mais j'avais semé tout ce petit monde dans la forêt Amazonienne, puis ils avaient pensé que j'avais passé par le Mexique, tandis que j'étais en Argentine. Je m'étais fait oublié, voila plus de 10 ans, que je me faisais oublier, par tout le monde, voyageant sur toute la Terre, à la recherche d'endroits où me cacher. Mais ça se rapprochait, je le sentais, à chaque fois que je voyais passer une voiture noire, je le sentais, à chaque fois que je quittais une ville, je le sentais, à chaque nouvel contrôle de police… Je venais d'arriver, je n'allais pas déjà repartir ? Le flic était assis dans sa voiture, il se renseignait sur moi, qu'est-ce qu'il pouvait bien trouver à mon sujet ? Casier judiciaire vide, enfin celui-ci, dossiers vides, rien à dire, aucune information, tout était en règle normalement, à moins qu'il ait vu que mes papiers étaient des faux, dans ce cas j'étais vraiment mort…

J'avais les mains serrées autour des poignets de la moto, et qu'une envie, démarrer et foncer à travers tout le pays. Mauvaise idée, ou plutôt si, très bonne idée si je voulais me foutre les flics à dos, me faire remarquer, affirmer que j'avais bien quelque chose à cacher comme mon comportement irrationnel semblait le supposer, il pourrait me suivre, appeler des renforts, me tirer dessus, 50% de chance de me faire attraper, et si je me faisais attraper, alors ça serait la fin. Je ne sais pas ce qui m'attendait, une corde, du poison, la chaise électrique, tabassé dans une cave ou fusiller par ses hommes de mains… J'observai le flic toujours, il avait pas l'air d'être des leurs, il avait eu l'air plutôt "gentil ", enfin c'était assez antinomique pour moi, mais il avait été toujours est-il poli et courtois. Il n'avait pas l'air d'un mauvais gars.

Mais il faisait quoi dans sa voiture pour que ça soit aussi long ? Je trouvais les minutes incroyablement longues, comme si le temps s'étirait, et progressivement les minutes devenaient des heures, et les heures des jours, des années entières. Jusqu'à qu'enfin je le vis sortir et revenir lentement vers moi, après un temps que je trouvais beaucoup trop long pour juste des " vérifications "… Il me tendit mes papiers et nos regards se croisèrent, je lus dans ses yeux, tout comme il lisait dans les miens, j'y lu le doute profond, le soupçon, que ce qu'il voyait dans les miens lui inspirait. Est-ce qu'il m'aurait arrêté si il avait pu ? Fallait que je parte, dès ce soir, vendre tout ce que j'avais, et repartir sur les routes juste avec le strict minimum, vers une prochaine ville. Non, idiot, si tu disparais comme ça du jour au lendemain le flic saura alors, il comprendra qu'il avait eu raison, alors il enquêtera sur toi, pour se renseigner, et il finira par trouver, parce qu'il lâcherait, il avait une tête à jamais lâcher. J'étais, coincé, pris au piège, je n'avais pas le choix. Je devais rester encore ici, le temps qu'il faudrait, ne surtout pas me faire remarquer, passer inaperçu, et puis disparaitre dans la nuit, comme toujours, j'arrive et je pars dans la nuit, silencieux, indétectable, comme un loup.

J'hochai la tête, le remerciant à mon tour, et répondant à son sourire par un autre sourire, je repris le contrôle de moi-même, et me détendis enfin, ce flic allait peut-être me pourrir la vie dans les semaines à venir, ne lui donnons pas plus matière à douter :

- Merci Monsieur l'agent, bonne journée.

Envoyai-je sur un ton poli et détendu, avant de remettre mon casque sur ma tête et de démarrer ma moto tandis qu'il s'éloignait pour revenir à sa voiture. Je respirai enfin, le pire était passé, enfin je l'espérai. Je m'engageai prudemment entre les voitures, conduisant lentement, histoire de ne pas avoir l'air de vouloir me tirer trop rapidement. L'air était glacial, et le sol verglacé brillait sous les rayons du soleil. Quand je vous disais que c'était pas mon jour, vraiment, c'était pas mon jour.

Je n'eus qu'à peine le temps de réagir, lorsqu'arrivant au carrefour dont le feu était vert pour nous, une voiture coupa sous mon nez fonçant à toute vitesse, dérapant et se retournant sur le coté comme sur des patins à glace, elle glissa et vint s'encastrer dans une autre voiture, provoquant un bruit de tôle froissé et de déchirement, elle projeta le bolide contre le poteau des feux, le faisant rebondir, et heurter une autre voiture qui venait d'en face et dérapa à son tour, droit sur moi. Pas le temps de freiner, j'arrivais trop vite, une chance sur quatre pour que je m'encastre dans son pare-choc, corps humain contre voiture, le corps humain perdait à tous les coups. Je virai sur le coté, inclinant à fond la moto, je n'appuyai pas sur les freins, j'aurais à coup sûre dérapé, et si ma roue rencontrait une de ces plaques de verglas j'avais toutes les chances de ne pas en réchapper. Je passais entre deux voitures qui braquèrent brusquement pour ne pas se rentrer dedans, manquant de m'écraser, ma moto se coucha et vint finir sa course contre un poteau, une chance que je n'allais pas vite, le choc ne fut pas trop brutal, et le frottement de mon corps sur le goudron pas trop violent, une chance aussi que je porte un casque et un manteau de cuir rembourré de motard. J'avais mal tout de même, et j'étais sonné, mes jambes étaient coincés sous la moto, et je sentais qu'elles avaient bien râpées contre le sol, j'étais blessé, mais j'avais connu pire, j'avais eu plus mal que ça, ce ne devait pas être trop grave. J'espérai ne pas m'être cogné la tête, je ne ressentais rien de ce coté là, mais j'avais par contre une sympathique écorchure au bras, mon blouson avait été déchiré. Je fis un rapide inventaires des douleurs, reprenant mes esprits, ça n'avait pas l'air trop terrible, heureusement que j'avais des réflexes de loup traqué. Redressant la tête après ce qui me sembla de longues minutes, j'observai le centre du carrefour où le bruit de choc de métal et de tôles pliées et arrachées avait laissé place à celui des hurlements et des gémissements. J'avais l'impression d'avoir comme un étau sur la tête, un son bourdonnant m'empêchait de bien entendre. Le casque, le casque sur ma tête. J'entendis une voix, lointaine, encore ce flic… Je bougeai les bras et cherchai la lanière du casque, je le défis et l'enlevais de ma tête, oui je sais quand on a un accident de moto faut surtout pas enlever le casque, mais je suis un bad boy moi je fais ce que je veux.

- J'ai connu mieux…

Et pire aussi… Répondis-je quand l'agent arriva vers moi. Je regardai la moto, j'espère qu'elle était pas trop abimée, pas que j'y tenais mais quand même, je l'attrapai par en dessous pour la soulever afin d'en extirper mes jambes, c'est qu'elle pesait lourd, et qu'en état de choc j'avais pas toute ma force pour moi, mes muscles étaient engourdis par la peur, mais heureusement j'avais l'adrénaline, et qui disait choc et danger brutal, énergie brutale. J'arrivai à défaire une de mes jambes, et utilisai ma botte pour pousser la moto et dégager mon autre jambe encore à moitié coincée en dessous, c'était celle là qui avait le plus souffert, j'avais une lacération tout le long de la cuisse, et du sang humectait mon pantalon et le goudron, mais c'était juste superficiel. Encore sonné, je mis un petit temps avant de me relever, me tenant d'abord assis, avant de me remettre avec lenteur et difficulté debout, j'avais l'impression d'être bourré, je sentais mon corps de façon assez fluctuante et tout tournait étrangement autour de moi, tandis que de drôles de mouches bourdonnaient à mes oreilles. Je m'appuyais au poteau pour récupérer mon équilibre, déstabilisé, et regardais autour de moi le carnage. Les gens sortaient un à un dans le même état de choc de leurs voitures, mes yeux observateurs détaillèrent la scène de l'accident, le pire avait tout de même été évité, avec chance, encore une fois, même si je trouvais que le destin n'était pas très clément avec moi. Mon regard s'arrêta sur le capot d'une voiture dont commençait à s'échapper quelques flammes jaunâtres d'où s'élevaient une fumée sombre, de la voiture on entendait les gémissements de douleurs et de peurs d'une femme encore coincée à l'intérieur.

Sans réfléchir à ce que je faisais, je titubais en direction de la voiture, je n'avais plus à l'esprit mon rôle de méchant que je devais jouer pour me garder à l'abris, et qui m'aurait demandé de me tirer de là sans attendre mon reste, au lieu d'aller aider cette femme. Mais je n'avais à l'esprit plus que le danger, les flammes rougeoyantes s'élevant du moteur de la voiture, près à exploser à tout moment.

" Au secours je suis coincée ! Aidez-moi ! A l'aide ! "

Criait-elle, terrifiée en contemplant le feu derrière son pare-brise à moitié brisé. Tirant de toute ses forces sur sa ceinture de sécurité, l'avant de la voiture et le coté passager était passablement défoncé, et le système électrique était bloqué. Du sang coulait de sa tête, une sale blessure, et ce n'était certainement pas la seule.

- Il faut la sortir avant que ça explose !

Criai-je à l'agent qui était pas loin tandis que chancelant je retrouvai peu à peu mon équilibre tout en me dirigeant vers la voiture et le coeur des flammes.
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MessageSujet: Re: Vos papiers monsieur.... (Logan)   Lun 4 Mar - 5:22

Je lui souris quand il me dit qu'il avait connu mieux. J'imagine je connais pas une personne sur terre qui dirait qu'elle s'amuse en ayant un accident. Il se remettait debout en titubant et j’eus peur qu'il ai une commotion, une fracture enfin n'importe quoi qui expliquerait son état titubant. Il avait une grand écorchure au bras, une lacération à la jambe. J'eus presque envie de lui dire de ce tenir tranquille, et même attendre les secours, ils ne devrait pas tarder je le sais c'était rapide d'habitude. Les gens sortaient des voitures en gémissant et se tenant un membres ou grimaçant de douleur. Je les fis passer sur un trottoir libre en entendant une femme hurler de peur.

Vision d'horreur!! Les flammes sortait du capot rouge et à la limite d'exploser. Déjà Logan se trouvait là me gueulant qu'on devait la sortir de là. Il avait pas fini sa phrase que déjà je me trouvais à ses côtés. Le doute que j'avais était disparut pas le temps pour ça. Il m'offrait son aide malgré les blessures qu'il avait et ça je ne pouvait le tasser pour ça. Rapide tour visuel car elle avait les jambes coincés. Aussitôt je reculai son siège et je me fis aider de Logan pour la tirer de là.

- Ma fille!! Ma fille!!

- Quoi votre fille?

- Elle est à l'intérieur...

- Rapporte la sur là-bas j'y vais.

Je partit à la course et entendis une fillette hurler de peur et des pleurs emplirent mes oreilles. Je cassai la vitre loin d'elle et armé d'une paire de ciseau je coupai les sangles de sa ceintures et la sortit de là et retournait de où je venais mais la voiture explosa me donnant comme une énorme poussée. Je roulai sur le sol avec la bambine contre moi. Je roulai mais tout en protégeant la petite qui subitement c'était calmée. Je reprenais mon souffle me rappelant qu'elle était là. Je la décollai de moi et je vis ses grand yeux gris me fixer intensément. Je lui fis un sourire et me levai à grand peine comme si en même temps on m'avait assommé avec une masse. Je secouai la tête pour reprendre mes esprits.

- Tiens voilà ta maman. Elle n'a rien madame, elle va très bien!

Je m'éloignai en me massant une tempe. J'avais vraiment un mal de bloc pas possible! Ben je m'emmerdais sur un patrouille aussi tranquille me voilà servi! Des blessé sur un trottoir, moi qui est sonné, Logan qui est mal en point. Je fermai les yeux en entendant les sirènes des ambulances au loin. J'avais l'impression qu'elle était vachement trop fort pour l'instant. Je grognai en les entendant s'approcher du coin de l'intersection. Quand un petit cri me fit ouvrir les yeux. Pas énorme, comme une plainte porter par le vent j'ouvris mes yeux noir et cherchait à l'horizon et le vit là dans une voiture au milieu de se carnage. Je me précipitai vers la dites voiture et un homme était là jeune, la vingtaine probablement et il gémissait de douleur un peu sonné. Je tentai de lui faire ouvrir les yeux mais rien juste des gémissements.

- LOGAN! J'AI BESOIN DE TOI! lui criais-je pour me faire entendre.

D'un coup de pied je fis éclater le pare-brise pour tenter de la faire sortir de là. Mais je vis que je devant de sa voiture était enfoncé et qu'il était pris par le volant. Je pinçai les lèvres avant de glisser le haut de mon corps par le pare-brise. Rapide examen visuel pour m'apercevoir que si je bougeai le siège il pouvait tomber en hémorragie interne. Il fallait le garder conscient là. Aussitôt que je vis Logan arrivé je poussai un soupir de soulagement.

- Écoutez il est mal en point et vraiment mal pris gardez-le conscient pour que je vois quoi faire. Monsieur? Monsieur vous m'entendez?

- .... Mouais....

- Bien je suis Jack Sutton de la police de Tree Hill et l'homme à votre gauche se nomme Logan. Je veux que vous restiez conscient et parlez-lui s'il-vous-plaît. Votre nom monsieur?

- .... John...

- Bien John je sors deux minutes et je reviens tout de suite.

Un coup d'oeil entendu vers Logan car je devais appeler maintenant une équipe de pompier pour les pince de désincarcération. Je pris ma radio à l'épaule et demandais une équipe de pompier me demandant sérieusement quoi faire. Ce n'était plus un simple accident là! C'était un carambolage! Les ambulances arrivèrent avec leur gyrophare rouge claquant sur les mur et me faisant fermer les yeux. Les sirènes c'était tut et heureusement car une douleur atroce me traversa le crâne. Je pris deux minutes pour reprendre mon souffle et vraiment pousser un soupir d'exaspération. Des blessés, des gémissements et un jeune homme coincé... vraiment une journée pourrie!

Ambulancier: - Monsieur l'agent ça va?

- Oui écoutez il y a une jeune homme là pris entre son siège et le volant de sa voiture. J'ai appelé des pompiers pour les pinces. Je crains que si on le sors de là il risque l'hémorragie.

Je le conduis au jeune homme en grimaçant de douleur. L'explosion m'avait fait du mal m'envoyant valser au sol, je m'étais peut-être péter le crâne sur le sol qui sait en voulant protéger la petite fille. Quelques égratignures et contusions qui disparaitrait dans les jours suivant rien de grave en fait. Ma fille!! Si elle apprenait ça elle risque rait la crise de nerfs! Aussitôt que j'ai deux minutes je lui téléphone, il faut qu'elle m'entende, il faut qu'elle sache que je vais bien!!! Une douloureuse et lancinante douleur me transperça le cerveau me faisant grimacer plus violemment et agripper à la voiture.

- Haaa... putin.... dis-je entre mes dents.
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MessageSujet: Re: Vos papiers monsieur.... (Logan)   Mer 6 Mar - 1:46

(J'arrivai pas à dormir du coup j'ai fais la réponse mais je suis fatiguée donc désolé si c'est pas super)


Le flic arriva après moi, je ne m'étais pas dit qu'il aurait très bien pu m'engueuler et m'ordonner de retourner au sécurité sur le trottoir pour attendre les secours, je me l'étais pas dit, et je me le dis pas non plus à ce moment là, parce que lui qui aurait pu me le dit n'en dit rien. Ce que je me disait, c'était qu'il fallait sortir cette femme de là, avant que les flammes et l'essence lui offrent le feu d'artifices de sa vie. Il était arrivé derrière moi, quand je tirai sur la porte coincée du coté chauffeur, finalement elle se débloqua en lui donnant un bon coup de genoux, dommage que je me sois fait aussi mal en cognant un hématome contre de la tôle. Bref, elle hurla, elle était rouge comme un coquelicot, ses cheveux bruns collant de sueur à son visage et à sa nuque, je ne comprenais absolument rien à ce qu'elle disait. Jack recula son siège et nous la dégagèrent quand soudain une mauvaise nouvelle de plus vint noircir le tableau déjà bien pourri de cette matinée. Y avait un gosse maintenant ? Et la voiture qui menaçait d'exploser. Suivant les instructions du flic qui allait pour se faufiler récupérer la gamine à l'arrière, je passais les bras de la femme autour de mon cou, lui recommandant de s'accrocher à moi, puis la soulever dans mes bras pour l'éloigner tandis qu'elle continuait de crier qu'il fallait sauver sa fille. Je n'eut qu'à peine le temps de la déposer sur le trottoir avec les autres victimes, à l'abris, lorsque la voiture explosa soudain en gerbes de flammes, je vis en me retournant le flic propulsé en avant se jeter à terre et rouler en tenant quelque chose dans ses bras, l'enfant je présumais. Je sais pas pourquoi, pourtant ce flic m'était absolument antipathique dans le genre emmerdeur, mais je fus soulagé de le voir se relever, en un seul morceau, et la petite aussi.

Bon si la situation était un peu plus détendu j'allais peut-être pouvoir me barrer moi. Enfin, peut-être que mes blessures nécessiteraient quelques soins, mais j'ai déjà vu et soigné moi-même pire que ça. Croyez moi, en cavale on voit de drôles de trucs. Mais je devais m'occuper aussi de ma moto, et si le flic s'apercevait que je m'étais cassé ça lui plairait peut-être pas trop, pas que j'avais spécialement envie de lui plaire, mais il avait accès à mon adresse et l'attirer dans ma vie privée ça on allait éviter. Bon déjà la moto… Pensai-je en me dirigeant vers le poteau qui avait eu la gentillesse d'arrêter ma course, lorsqu'une voix forte me héla au loin, ah, toujours le flic, je me retournai et me dirigeai en clopinant vers l'endroit d'où il m'appelait, j'avais sacrément mal à la jambe à force, j'avais perdu un peu de sang peut-être, en tout cas j'avais viré à une teinte de blanc peu commune. * Mais qu'est-ce qui fou * Pensai-je en arrivant, Jack était passé à travers un pare-brise et était entrain visiblement de regarder quelque chose, en m'approchant je vis la personne à l'intérieur et il me fit un rapide, trop rapide pour que je comprenne tout, résumé de la situation, lorsque j'arrivai à sa hauteur. Penchant à mon tour à la tête je compris ce qu'il m'expliquait, l'homme perdait du sang, il était coincé, mal foutu, à moitié conscient, il allait probablement crevé et donc moi je devais le garder éveillé pendant que… pendant que quoi au faite ? Le flic, dont je venais d'apprendre le nom et le prénom venait de dire " deux minutes " qui était une expression commune de l'approximation temporelle courte, avant de se tirer, me laissant là avec " John ", agonisant et se vidant peu à peu de son sang. Le garder conscient… Facile à dire… On a le droit aux claques ? Bon je sais c'est pas drôle, et puis sur le coup j'étais pas à la plaisanterie, je pensais presque plus déjà à l'épisode du flic, l'accident m'avait un peu remué, j'avais peur à vrai dire, mon cœur battait vite, j'étais un peu paniqué. Bref, revenons à John, qui était alors ma préoccupation présente. Je pris la place de Sutton et me mis à lui poser des questions, lui parlant en essayant de rester le plus rassurant et calme possible pour lui faciliter les choses.

- Bonjour John, vous inquiétez pas ça va aller, les secours arrivent…

Je les entendais arriver déjà, ils étaient encore loin, mais j'entendais les sirènes des ambulances dont j'espérai bientôt voir la couleur des gyrophares, avant que celui-ci ne me claque entre les doigts. Il ne me répondit qu'un "hum hum" désorganisé et immédiatement je continuais, me demandant comment je devais faire parce que moi j'étais ni secouriste, ni flic, ni rien, je m'y connaissais en matière de survie, mais pas pour la vie des autres.

- John, vous m'entendez ? Vous avez une femme John ? Elle s'appelle comment ?

" Linda… "

Chaque lettre murmurée semblait lui être une torture, mais je devais continuer de le faire parler, enfin plutôt grommeler et grogner en éructant bizarrement.

- Ok, Linda alors, Linda vous attends, elle sera contente de vous voir, et vous avez des enfants, vous et Linda ?


Quoi mes questions sont nulles ?Eh je fais ce que je peux moi. J'en sais rien je vais pas lui demander sa couleur préféré… Si ? Ca m'a pas l'air très captivant… En tout cas si il crève là sa femme sera pas très contente. Ca serait con tout de même. Quoique. En même temps, je me dis, si je l'aide à rester envie, je veux pas que derrière le flic essaye de faire ami ami avec moi, et puis niveau discrétion j'y vais fort là, être au beau milieu d'un carambolage à sortir les gens des voitures et à tenir la main à l'autre encastré dans son volant. Enfin façon de parler, pour la main pas pour le volant.

" 2… "

Formidable, et je lui demande quoi maintenant ? Il a l'air mal il est passé du pâle au gris. J'espère que les secours vont se pointer avant qu'il meurt, ça m'embêterai pour lui quoi quand même, puis il a des gosses et tout. J'avais envie de me retourner pour voir où ça en était, il me semblait que les sirènes se rapprochaient, m ais j'étais trop absorbé par cette passionnante conversation avec l'homme qui portait le même nom que des centaines d'autres personnes dans ce pays.

- Comment ils s'appellent ?

J'attendis, un peu alarmé, quelques secondes, mais il ne parvint à dire qu'un seul et unique nom :

" Mary… "

Il faisait dans l'original celui-là, le deuxième s'appelait James, mais je l'ignorai. Tout d'un coup il me sembla qu'il ne réagissait plus, et je me trouvais très inquiet à présent, alors que les secours étaient enfin là, courant vers la voiture avec Jack qui les briefait rapidement. Je les dégageait pour les laisser passer, après avoir dit avant de quitter John une dernière phrase :

- Ca va allé mec, les secours sont là, ils vont te sortir, accroche toi, t'inquiète pas, tu les reverras bientôt.

Puis j'avais laissé la place aux secours pour intervenir. Je me demandai si John allait s'en sortir, ça n'avait vraiment pas l'air bon. Reculant de quelques pas, la tête douloureuse, et mes blessures lancinantes dont celle à la jambe qui repissait le sang visiblement, j'avais besoin d'air, mais l'atmosphère semblait saturé de cendres et de fumée. Je vis Sutton agripper le rebord de la voiture, visiblement mal en point, j'espérai qu'il n'avait rien eu dans l'explosion tout à l'heure, ma partie rationnelle m'aurait soufflé qu'il aurait mieux valut pour moi qu'il y reste mais comme je n'étais pas un vrai connard sur le moment je ne me fis pas cette pensée. J'allais à coté de lui et lui mis une main sur l'épaule.

- Ca va allé ?

Lui demandai-je, je regardai autour de nous, plusieurs ambulances étaient là, et les ambulanciers étaient occupés avec les divers autres victimes, plus graves que nous, globalement rien de trop grave, à part le mec dans sa voiture, la femme peut-être aurait besoin d'un peu de soin ainsi que sa fille, mais sinon ce n'était que des petits bobos. Enfin, des points de couture ne me seraient pas du luxe. Je me retournai et m'appuyai sur le capot, peinant à tenir sur ma jambe blessée. Je me penchai sur la blessure, relevant le bas de mon pantalon imbibé de sang. * Ah ouais ça pisse le sang… * J'avais la tête qui tournait, et j'y voyais trouble, mais par l'orgueil de la virilité m'empêchais au mieux de tourner de l'œil, ainsi que de vomir. Jetant à nouveau un coup d'œil vers le flic grimaçant lui aussi pas loin de tourner de l'œil je m'agrippai à lui, nous soutenant mutuellement, et hélai des ambulanciers qui arrivaient en leur faisant signe que visiblement ça n'allait pas.

Ambulancier 1 : " Vous êtes blessés ? "

Non connard je perds mon sang pour le plaisir. Voila pourquoi j'aime pas aller à l'hôpital, je préfère faire ça moi-même tranquille, au moins je me pose pas tout un questionnaire de questions plus débiles les unes que les autres. Mais bon là, au risque de mourir d'une infection, autant se faire recoudre par des pros pour éviter cet écueil et une fin dramatique à une existence tragique. Je crois que je délire.

- L'agent Sutton a pas l'air bien, la voiture là-bas a explosé tout à l'heure et il se tenait juste à coté, il a été soufflé par l'explosion en sauvant une gamine coincée à l'intérieure. Moi j'ai été pris dans l'accident en moto, j'ai réussi à me débrouiller pour éviter les chocs, mais je suis blessé à la jambe et ouvert aussi au bras…

Ambulancier 2 : " Bien, on va voir ça par là-bas si vous pouvez marcher jusqu'à l'ambulance… "

Continua son compagnon, et tout deux nous aidèrent à nous rendre jusqu'au véhicule à une vingtaine de mètre de là.

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MessageSujet: Re: Vos papiers monsieur.... (Logan)   Mer 6 Mar - 8:43

(HRP: Trop bien!! J'ai trop rigolé même à certains passage Very Happy ))

Logan semblait bien se débrouiller mais cette douleur à la tête ne me laissait que peu de répit. Une seule pensée valsait dans ma tête, celle d'appeler ma fille. Elle était déjà nerveuse s'il fallait qu'elle tombe sur les infos elle serait morte de peur la pauvre! La bande de journalistes ne tarderaient pas à venir tel des rapaces autour d'une proie et sérieusement j'avais pas envies de les voir, ni même de leurs parler. Oh! Il y a en des gentils mais là s'il venaient m'asticoter je pense pas que je serais le gentil flic que je suis d'habitude. Je m'appuyai sur un capot de voiture quand je vis Logan revenir, lui aussi semblait mal en point. Je l'entendis me demander si ça allait et je lui fit un sourire rassurant.

- J'ai connu mieux

Je vis son pantalon imbibé de sang et aussitôt je m'en voulu de l'avoir fait venir blessé comme il est, mais je n'avait pas encore les renforts et sérieusement je rageai contre mes collègues, d'habitude ils étaient plus rapide! Enfin je n'allais pas m'en faire pour eux les ambulancier était là leur gyrophares rouges cognant sur les murs de briques. Heureusement pour moi ils avaient éteint les sirènes. Un ambulancier s'approcha de nous en nous demandant si nous étions blessé. J'ouvris mes yeux et les remontai rapidement vers cet abruti. Non pauvre con je me lance sur la route comme ça quand j'ai rien à foutre! Mais j'allais sûrement pas lui dire maintenant, il allait se venger mais Logan me devança. Moi mal en point? Mais à côté je pétais la forme! Pendant que Logan quittait avec l'ambulancier l'autre me prit par le bras pour m'aider à marcher. Non mais ça va je me suis pas péter les rotules! J'ai juste un mal de crâne!

On arrivait enfin aux ambulances et je m'assied sur le plancher de celle-ci pendant que je me fis examiner. Parfois je pouvais être un vrai gamin quand on m'examinait e tlui il me gonflait à me planter sa petite lumière dans les yeux.

- Ok ça va! Vous voulez m'aveugler? J'ai juste un mal de tête, ça ira...


Ambulancier 1: - Agent Sutton, vous avez eue une poussée de bombe, heureusement vous n'avez rien de physique mais le mal de tête peut être dû à cause de ça. Il faudra aller à l'hôpital pour des examens approfondis. Vous avez mal ailleurs?

- Non non. J'irais à l'hôpital, de toute façon j'ai pas trop le choix. dis-je un peu grognon.

L'ambulancier poussa un soupir avant de continuer et fianliser son examen. Mais j'avais eu le plus con des deux moi! Il fini par me laisser tranquille et je m'empressai de prendre mon téléphone, je composai le numéro de Delphine et pas de chance ça tomba sur son répondeur. Elle devait travailler... mais il me semble qu'elle était en congé... Puis merde! Je lui laissai donc un message que si elle écoutait les infos j'allais bien que je devais aller à l'hôpital que j'arriverais le plus vite possible et de ne pas s'inquiéter. Je raccrochai en riant doucement. Ne pas s'inquiéter... on ne faisait que ça tout les deux! S'inquiéter du bien être de l'autre, s'inquiéter à se qu'il aille bien. J'adorais ma fille et elle de même on avait pas vraiment de secret, parfois elle venait travailler avec moi. Tout le monde au poste la connaissait et l'adorait. Je remis mon téléphone dans ma poche et me tournai vers Logan.

- Il semblerait qu'on va se voir encore à l'hôpital monsieur Wolf. Je tenais à vous remercier pour votre aide. Peu de gens se porte ainsi volontaire.

Je vis passer une civière devant nous et malgré le nombre de gens sur le trottoir je savais que c'était John sur celle-ci... le drap tiré par-dessus la tête. Putin que la vie est mal faite... Il était tout jeune encore, environ l'âge de ma fille...

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MessageSujet: Re: Vos papiers monsieur.... (Logan)   Jeu 7 Mar - 3:17

L'ambulancier m'entraina avec lui jusqu'à l'ambulance où je m'assis le temps qu'il regarde mes blessures, je préférai marcher sans aide, même si j'avais de plus en plus mal, ma virilité en dépendait. Petit à petit le petit carrefour fut encombré par les ambulances et les voitures de police, un environnement formidable et si sécurisant pour moi que d'être entouré d'une mare fourmillante de flics… Pourquoi fallait-il que je me sois levé ce matin ? J'aurais pu juste ne pas sortir, pas mettre le nez dehors, comme je l'ai fais depuis bien quatre jours, pas de flic, pas d'accident, pas de sauvetage, pas de situations désespérées… Le mec me foutu le faisceau de sa lampe dans les yeux et je me retins de lui mettre mon poing dans sa gueule. Non mais vas-y rajoute-en, aveugle moi pendant que je me vide de mon sang, je déteste les toubibs, vraiment.

" Comment vous sentez-vous ? "

Je levai les yeux au ciel, l'ambulancier commença à doucement relever ma manche après m'avoir fait enlever mon blouson pour regarder mon bras et faire un bandage à mes deux plus importantes blessures avant de m'emmener à l'hôpital… Rien que cette perspective me répugnait. Soupirant je daignais enfin répondre à la question légèrement agacé, sans compter la présente policière un peu trop oppressante… Comme si un seul flic déjà avait pas suffit à pourrir ma journée.

-Bien, ça va, juste un peu mal partout…

Pitié pas l'hôpital, ils pouvaient pas me recoudre sur place ? Non et puis je les connaissais à l'hôpital, et va-y qu'on va faire des radios, prises de sang, scanner, au cas où qu'on se soit déplacé un os du nez sait-on jamais… J'ai jamais pu blairer les hôpitaux, c'est comme les flics. Après avoir fait ses petits examens et nettoyer mes deux blessures il déglutit, il devait avoir compris que je pouvais pas le sentir, avant de donner son verdict.

" Il va falloir vous emmener à l'hôpital vous avez besoin de points de sutures, et on a besoin aussi de faire quelques examens pour voir si il n'y a pas de trauma crânien à cause de l'accident. Vous sentez-vous désorienté ? "

Oh oui et puis en plus je vois des papillons de toutes les couleurs surmontant des petites licornes ailées qui volent sous des arc-en-ciel d'où glissent des tas de nains verts… J'étais sarcastique, preuve que tout allait bien, j'avais récupéré toutes mes facultés.

- Non ça va… Je me sens bien vraiment… peut-être que juste un bandage suffirait…

J'y croyais pas trop, j'avais répondu plus ou moins honnêtement à toutes ses questions, orientant un peu mes réponses pour lui faire croire que je pouvais m'en tirer tout seul, mais la gueule de mes plaies parlaient pour moi… L'ambulancier soupira, visiblement agacé par mon caractère réfractaire.

" Non, visiblement ça ne suffira pas, il faut au moins des points, et vous avez perdu du sang, il faut que vous vous reposiez, vous n'y échapperez pas je crois Monsieur Wolf… "

Formidable, heureusement que j'avais rien de prévu aujourd'hui. Une journée de perdue à l'hôpital, fantastique, non vraiment, j'adorai perdre mon temps. Enfin, vous me direz, à part courir à travers le monde je ne fais pas grand-chose de bien intéressant de mon temps, fuir est déjà une occupation bien assez prenante. Sutton me porta le coup de grâce avec ses remerciements à la noix, qu'est-ce que je m'en foutais moi, j'avais pas aidé pour le plaisir, d'ailleurs je savais même pas ce que je foutais là. Déjà visiblement on allait être mis dans la même ambulance, alors là je dis non, et je me laisserai même bien tourner de l'œil pour pas avoir à lui causer pendant le trajet, j'ai pas vraiment envie de faire ami ami avec lui, le temps qu'on a passé ensemble était déjà beaucoup trop long. Ensuite, j'avais aucune envie de me faire bien voir, cela nuisait gravement à mon image je ne pouvais pas me le permettre. Et qu'est-ce que j'aurais pu faire hein ? C'est vrai c'était pas ma faute non plus, je pouvais pas laisser mourir des gens comme ça sans rien faire, j'avais l'occasion d'aider alors je l'ai fais… J'aurais mieux faire de me tailler vite fait pendant que l'autre avait le dos tourné.

- On dirait bien… Voyez-vous j'ai une aversion pour les hôpitaux…

J'évitai de répondre à ses compliments, ne voulant pas m'enfoncer plus que ça. Je lui adressai un rapide sourire avant de reprendre mon visage grave et sombre, tandis que devant nous passait une civière avec un homme mort, John, allongé dessus, un drap tiré sur lui. Je déglutis et baissai les yeux. Je n'y étais pour rien, j'avais fait ce que j'avais pu, je ne savais, mais je me sentais un peu responsable. Je savais que des gens qui l'attendaient… Ne le verrai plus jamais revenir. J'aurais pu mourir à sa place, moi je n'aurais manqué à personne. Je fermai les yeux, une longue minute, le visage de ma petite sœur s'imposa à mes souvenirs, petite fille brune minuscule qui me sautait toujours dessus pour pouvoir grimper dans mes bras… Je rouvris les yeux en expirant lentement. Nouveauté, des petites bestioles noires volaient devant mes yeux, je voulu les chasser d'un geste de la main mais je n'eu qu'à peine la force de faire bouger mon bras, et je ne saisis de toute façon que du vide. Je refermai les yeux et appuyai la tête contre le coté de la porte, me sentant doucement glisser dans la nuit. J'avais envie de dormir maintenant, de me reposer, d'arrêter de courir, quitter la violence et le bruit du monde, pour le silence, la paix.

(je pense qu'on pourrait clore le rp prochainement)
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MessageSujet: Re: Vos papiers monsieur.... (Logan)   Jeu 7 Mar - 7:21

(HRP: Oui c’est ce que je pensais Wink ))

Logan ne répondit pas à mes remerciements et reprit son visage, grave et sérieux. Le visage de celui qui disait " Foutez-moi la paix". De plus en plus, malgré sa bonté, je le trouvais bizarre. Peut-être devrait écouter un peu plus ce que les gens disent autour. Je ne me fis jamais au ragots, puis dans cette petite ville j'en avais entendu pas mal et se je me fiais qu'au rumeurs, la moitié de la ville m'aurait aux fesses. Non il était rare que j'écoute les rumeurs et les oui-dires mais là c'était mon instinct de flic qui hurlait en moi. Il me dit qu'il avait une aversion pour les hôpitaux. Pourquoi monsieur Wolf? De quoi avez-vous si peur? Je le regardais quelques minutes mais la douleur était telle que je détournai le regard quelques minutes en fermai les yeux en me massant les tempes.

- Un homme tel que vous? Allons ce n'est pas quelques sutures qui vous achèverons. dis-je en riant doucement

Le passage du jeune homme sur la civière jeta un silence froid et lourd. Froid comme la glace et lourd comme une tonne de briques. Nous pensions probablement chacun à nos disparus... quoique dans mon cas j'étais chanceux ils étaient tous encore là! Mes parents, ma fille et ma soeur mais je serais dévasté si l'un d'eux quittait tout aussi subitement que lui. Je pensais à ses parents, sa copine qui l'attendait et qui recevrait cet horrible appel. S'il es tune situation auquel je ne m'étais jamais habitué c'est bien celle d'aller avertir les familles qu'un des leur ne reviendrait jamais. Je savais leur désarroi car pendant 4 ans j'ai vécu avec la peur de ne jamais revoir ma fille, mon trésor. Je suis l'un des rares rescapés des enlèvements, celui où leur enfant leur reviens et je sais combien je suis chanceux.

Mon partenaire à côté de moi passa une main dans le vide interrompant mes pensées pour finalement s'appuyer sur la porte et fermer les yeux. Paniqué je me levais mais la douleur qui me vrillait le cerveau me fit asseoir en gémissant. Je fis un signe de la main aux ambulanciers un peu stupide et aussitôt Logan se retrouva couché et moi de même et direction l'hôpital. Les secousses étaient pénibles mais bientôt je saurais si le cerveau m'avait pas éclaté en mille morceaux, parce que là sérieux j'étais certain que si.

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Vos papiers monsieur.... (Logan)

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