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 Une fille, une phobie une aide (Lyra)

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Jack Sutton

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MessageSujet: Une fille, une phobie une aide (Lyra)   Ven 8 Mar - 7:49

La patrouille, mon job, ma vie et ma passion! J'étais flic depuis presque 20 ans à Tree Hill et j'adorais parcourir les rues de la ville tel le justicier sur son cheval. Sauf que dans mon cas mon fidèle destrier était une bagnole mais qu'importe! J'aimais mon métier et plusieurs de mes collègues se demandaient pourquoi je refusais systématiquement toutes les demandes d'avancement car sérieusement je pourrais facilement être capitaine du poste mais non j'aimais le contact humain et pas être enfermé dans un bureau. De plus la patrouille avait été ma bouée de sauvetage durant la disparition de ma fille, sinon j'aurais sombré dans la folie! Ma fille autre raison de me battre pour qu'elle soit bien ici. Elle a été et est encore le trésor de la vie, et celle pour qui je me fendrait en quatre. Elle était connue au poste et certains l'appelait affectueusement "la troisième partenaire". Elle ne m'accompagnait pas toujours mais il m'arrivait parfois d'arriver au poste et de la voir assise à mon bureau. C'était toujours une joie de la voir. Elle était là souriante et vivante.

Je parcourais la ville tranquillement à la recherche du moindre élément perturbateur de la tranquillité des gens d'ici. Mais en ces premiers jours de printemps il semblait que tout le monde était tranquille et heureux. Je décidai donc d'en profiter moi aussi en allant garer ma voiture plus loin presque à la sortie de la ville pour manger un peu de mon repas frugal. Je pris donc ma boîte à lunch et m'assied sur le capot de ma voiture et en ouvrant je vis une note gribouillée de ma fille un simple "Je t'aime. Fais attention XXX". Je fis un tendre sourire avant de prendre mon sandwich pendant que les rayons de soleil réchauffait l'air. Je pris une grosse bouchée et la mastiquai longuement en offrant mon visage au soleil. Je fermai les yeux en profitant de cet espace calme près du pont où une rivière furieuse tentait de percer la glace qui l'avait retenue prisonnière trop longtemps. Je venais souvent me poser ici parfois lors des crises de ma fille, pour me calmer et m'aérer l'esprit. Je terminai mon repas en moins de deux minutes et balançai le tout dans ma voiture.

Ce fut au moment d'embarquer dans ma voiture que je vis une silhouette en contre-jour. À voir c'était visiblement une femme. Je vis sa tête baissée et je fis suivre mon regard et aussitôt une alarme sonna dans ma tête. Le pont était réputé pour être l'endroit rêvé des suicidaires mais pourquoi là en une si belle journée?? Je fermai la porte doucement et m'avançai lentement vers le pont. Je la vis là immobile tel une statue de sel. Elle était très jolie! Le soleil jouant dans sa chevelure lui donnant l'air enflammé. Elle avait une taille fine et un visage de porcelaine, une vraie petite poupée.

- Mademoiselle? Je m'appelle Jack, je suis ici pour vous aider.

Je gardais mes yeux noirs sur elle espérant qu'elle ne saute pas car la suivre dans cette rivière aux torrents fou qui perçait la glace me tentait pas vraiment. Il me semblait que mon cœur avait arrêter de battre, que ma respiration était presque sifflante comme si je voulais me faire aussi silencieux que la nature qui nous entourait.

- Mademoiselle, ça va? Regardez-moi... Regardez-moi s'il-vous plaît


Immobile, tandis que moi je devais approcher prudemment de peur qu'elle ne se jette dans le vide. Je n'attendais qu'un simple regard probablement auquel elle pourrait se raccrocher à la vie!
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Lyra Asriel

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MessageSujet: Re: Une fille, une phobie une aide (Lyra)   Ven 8 Mar - 22:02

C'était une belle journée du début du printemps, ma saison préférée, où nous quittions enfin cet hiver froid et blanc, je n'aimais pas la neige, de l'eau à l'état solide qui se répandait partout, un véritable cauchemar. Heureusement, les beaux jours finissaient toujours pas revenir, avec leurs cris d'oiseaux et leurs fleurs roses et blanches en éclosion sur les branches des arbres revenant doucement à la vie. Le soleil était haut dans le ciel sans nuages, ses rayons brûlants réchauffaient la nature endormie, ils étaient doux et si lumineux, éblouissants, j'avais l'impression que cela faisait des mois que je n'avais plus vu le soleil. C'était un soleil si froid, mouillé, de glace, qui trônait là tout l'hiver, en lieu et place du véritable soleil chaud et doux qui s'échappait une saison entière de notre regard à travers les étoiles voilées.

Je n'avais aucun cours aujourd'hui, c'était rare et je voulais en profiter, en profiter pour aller travailler toute une partie de la journée à la bibliothèque, mais je voulais aussi profiter du soleil et du dehors, enfin sec, pas de neige, encore moins de pluie pour aujourd'hui. J'étais partie vers 11 heures ce matin de chez moi, habillée d'un pantalon marron sombre et d'un haut mauve avec un gilet bleu marine, mes cheveux bouclés relâchés sur mes épaules, après avoir mangé un morceau en guise de repas, équipée de mes écouteurs et de mon portable, une promenade et de la musique, voila comment profiter du soleil. J'avais pris le bus vers l'extérieur de la ville, à la périphérie se trouvait un petit bois tranquille où se retrouvaient quelques promeneurs la belle saison revenue, j'aimais y aller pour me promener pendant des heures lorsqu'il faisait beau. Depuis l'arrêt de mon quartier, il me fallut un quart d'heure en bus, traversant les routes et les avenus tranquilles à cette heure, nous éloignant peu à peu du centre, jusqu'à que les maisons s'éloignent, qu'elles soient remplacées par les bâtiments des zones industrielles aux larges parking, et qu'eux-mêmes peu à peu disparaissent. Je descendis à l'arrêt du centre aéré et de vacances à coté duquel se trouvait la forêt en question, j'étais la seule à descendre du bus, et je ne croisais pratiquement personne durant la balade, je préférai ça de toute façon, non pas que j'aimais être seule mais des fois j'avais un peu peur des inconnus. Je pris le sentier vert balisé pour les randonneurs, la promenade d'une heure, je voulais tout de même profiter de l'après-midi pour travailler à la bibliothèque, je suivais le sentier bordé d'arbres imposants et encore comme morts, dressant leurs branches comme de longues pattes d'araignées, leurs ombres s'agitant sur le sol au plus infime souffle du vent doux et chaud sous le soleil perçant la voûte encore peu feuillue. Il menait jusqu'à une grande clairière à l'herbe toute lisse, parsemée de fleurs sauvages au printemps et en été, mais aujourd'hui elle était encore vide et sombre, agitée par le vent, comme une photo en noir et blanc. Non loin j'entendais courir le ruisseau en contrebas de la colline, je grimaçai, ce bruit que la plus part trouvaient relaxant me tendait plus qu'autre chose. Je fis donc demi tour pour reprendre le chemin et terminer la promenade, revenant à l'arrêt après une heure et quart d'une bonne marche.

Je remontai dans le bus qui arriva peu de temps après, et repris la route pour rentrer chez moi, marcher m'avait fait du bien, je me sentais plus calme, apaisée, après les tumultes de la nuit qui laissait toujours quelques marques en moi. J'avais encore fait un cauchemar, pas celui où je me noyais, j'avais rêvé que j'errai seule, perdue, dans le sous-sol du bateau, tandis que l'eau montait, mais je ne trouvais pas la sortie pour remonter sur le pont, il y avait une porte fermée qui me barrait le passage, et de l'eau, encore et encore. Je soupirai et posai ma tête contre la vitre du bus, la musique au volume bas dans mes oreilles me berçait, je fermai les paupières et m'endormie pendant ce qu'il me semblait une bonne dizaine de minutes, finissant par éteindre le son de mon ipod machinalement, à moitié dans les vapes. Je m'éveillai en sursautant quand le bus fit un arrêt brusque, désorientée je regardai autour de moi, plusieurs personnes sur les sièges voisins regardaient par les fenêtres en râlant. J'enlevai mes écouteurs que je rangeais dans ma poche avant de regarder à mon tour, le nez collé à la vitre, nous étions encore loin du centre, ou même des quartiers résidentiels périphériques, encore perdus dans la zone industrielle, il y avait visiblement eu un problème plus loin devant, et nous étions pris dans un embouteillage monstrueux. L'on nous fit attendre un moment avant de venir avertir le chauffeur que la route était bloquée et qu'il devrait attendre encore au moins une heure, ou passer par un autre chemin. Je poussais un soupir, je voulais remettre ma musique, mais je voulais quand même entendre si il se disait quelque chose d'intéressant. Plusieurs personnes au bout d'une vingtaines de minutes décidèrent de partir, et je décidai de les suivre et de rentrer à pied, ou du moins de passer par un autre chemin rejoindre un endroit où prendre un autre bus qui pourrait me rapprocher du centre. Toute une aventure…

Bref, je remontai la départementale en marchant sur le bas coté un petit moment avant de dévier du lieu dit pour prendre une autre route qui rejoignait un quartier proche du mien, je marchais une bonne demi-heure comme ça, musique dans les oreilles, jusqu'à qu'enfin je laisse la zone industrielle derrière moi. Je me fichais bien du pourquoi du comment, je voulais rentrer maintenant, j'étais patiente mais pas à ce point là, surtout qu'on ne nous avait pas vraiment donné d'explications claires et que j'en avais marre d'attendre dans le bus. Je marchai jusqu'à arriver subitement devant le pont qui passait au-dessus du fleuve, le quartier où j'habitai ne se trouvait plus très loin, mais je ne prenais jamais ce pont à pied, je n'y étais passé qu'en voiture et en bus à vrai dire. Je n'aimais pas cet endroit, l'idée de me retrouver juste au-dessus de l'eau, la rivière encore gelée qui était restée bien des jours prises dans la glace, elle étincelait comme un linceul blanc, reflétant les nuages effilés qui envahissaient l'azure du ciel. Dans ce genre de situation, et même quand j'y passais rapidement en voiture je m'imaginai tout de suite un tas de scénarios catastrophes horribles qui me précipitaient tous dans l'eau à la fin, un tremblement de terre, un ouragan, un accident de voitures… J'étais tout de suite beaucoup plus imaginative quand il s'agissait d'imaginer de quelques façons diverses je pouvais me retrouver malgré moi en contact avec de l'eau. Et ce n'était pas le petit torrent du bas de la colline, le fleuve était immense à mes yeux, pas aussi grand que l'immensité de l'océan lorsque pendant plusieurs heures je dérivais au milieu du néant, mais il était large de plusieurs mètres, et profond, bien assez pour que je m'y noie. Je le voyais serpentait au loin, vers la mer que je savais qu'il rejoignait, un long ruban bleu gris, moucheté de lumière, reflétant les quais vides et le soleil dont l'éclat reflété dans son lit me semblait blafard, comme empoisonné. Je n'avais pas d'autres choix de le traverser pourtant, j'habitai de l'autre coté, ce n'était rien, rien qu'un pont, sans risque, l'eau était loin à plusieurs mètres en bas, ce n'était rien. Pourtant, je restais là, une longue minute, hésitante à avancer. Je pris mon Ipod et mis une autre musique, très forte, et m'engageai sur le trottoir, fixant le sol et évitant de regarder au-delà de la balustrade, concentrée sur mes pas. J'avais fait la moitié du chemin, et il n'y avait rien eu, pas d'accidents de voitures, d'ailleurs il n'y passait plus à cette heure là et j'étais complètement seule, j'ignorai même quelle heure il était dans l'après-midi, pas de séisme ni d'ouragan non plus. Le ciel s'était juste un peu voilé, devenant plus sombre et plus lourd au-dessus de moi, écrasant, étouffant presque. Je déglutis, mal à l'aise, mais n'arrêtai pas mon chemin. Mais la musique s'arrêta alors subitement en plein milieu d'un couplet, je mis ma main dans ma poche, sortant mon ipod qui clignota avant de s'éteindre. Plus de batterie… Quelle idiote.

Mes yeux se relevèrent, et se fixèrent sur le fleuve, tandis que j'avais enlevé mes écouteurs, retombant sur mes épaules, d'un geste de la main, celle-ci retomba sur la balustrade, se serrant doucement sur le rebord de pierres. Statufiée j'observai la vision de l'eau filant immense jusqu'à l'océan que l'on devinait loin sur l'horizon. Le fleuve glissait imperturbable en son court, comme une machine qui dévorait et détruisait tout sur son passage. Le vent qui avait accentué son souffle de caresses abruptes secouait maintenant son sillage, les clapotis mues en flots vigoureux remuaient la vase des profondeurs grisâtres. Je voulais fermer les yeux, échapper à cette vision comme un monstre surgissant soudain de la nuit, mais elle me tenait de ses griffes, et sans y crier garde me faisait glisser jusqu'en elle. Là, debout et seule, sur le rebord du pont, j'observai la houle violente secouer le navire remuant de bord en bord, le vent soufflait si fort qu'il faisait voler avec lui mes cheveux autour de mon visage, les sirènes sifflaient et une lumière rouge clignotante accompagnait son hurlement d'une inquiétante lueur funeste. Je restais là, terrifiée, sur le pont, observant la mer déchaînée sous mes pieds, s'apprêtant à tout engloutir de nous, passé comme avenir. Des larmes étaient venues sur mes joues blanches,silencieuses comme des spectres.

J'eu un sursaut soudain en entendant une voix dont je ne saisis pas très bien les mots, non loin de moi, me rendant compte de la présence je me retournai en reculant d'un pas en arrière qui me rapprocha sans que je m'en aperçoive tout de suite du rebord du pont, mon attention étant présentement tournée vers l'intrus. Depuis combien de temps était-il là ? Et que me voulait-il ? Je le regardais, complètement désorientée, mon regard rapide navigua entre le fleuve dont je m'éloignai d'un pas, reculant encore face à l'homme, vers qui je reportais mon regard. C'était un policier, ce qui était déjà un peu plus rassurant, bien que je me sente toujours perdue, essayant de me remémorer ce qu'il venait de dire, je ne comprenais pas et bafouillais, gênée et perdue entre la précédente vision qui m'avait éprise de terreur et cette si soudaine intrusion dans l'univers de mes peurs personnelles.

- Quoi ? Je… excusez-moi…

Mon regard hésitait entre l'homme et le fleuve, il se fixa finalement sur ce dernier, gardant toujours l'autre dans mon champ de vision, pour moi le fleuve était le plus dangereux, et j'avais plus peur encore quand je le quittai des yeux que quand je le regardai. Désorientée et gênée j'avais légèrement baissée la tête et mes joues rougissaient. Il m'avait demandé quoi ? Je me rendis compte de mes larmes versées à l'instant et d'un geste rapide essuyai mes joues, comme si je voulais cacher mes pleurs, je n'aimais pas pleurer à vrai dire, j'étais très sensible et je pleurais facilement, parfois pour rien, cette fois sans même m'en rendre compte, bouleversée par mes souvenirs.

- Je... ça va... Ne vous inquiétez pas...
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MessageSujet: Re: Une fille, une phobie une aide (Lyra)   Sam 9 Mar - 9:23

Je la vis sursauter en m'entendant et je stoppai quelques instants. Elle semblait perdue, comme si je l'arrachai à ses rêveries. Choses que je souhaitait en fait car j'étais toujours certain qu'elle voulait sauter par-dessus la rambarde. Si j'avais su à cet instant qu'elle avait simplement une phobie de l'eau je l'aurais simplement aidé à traverser le pont. Je la vis reculer d'un pas comme j'avançais lentement vers elle, les mains là où elle pouvait les voir. Elle se rapprochait de la rambarde de métal et sérieusement je me mis à paniquer.

- Je m'appelle Jack je te veux aucun mal.

Je tentais au mieux de la rassurer de ma présence et de ma bonne volonté. ses boucle rousse flottait dans la légère brise telles des flammes. Elle avait à la fois un regard doux et paniqué. Des larmes s'échappèrent de ses yeux de poupées et sérieusement si ce n,est qu'elle ai peur de moi je me serais lancé sur elle! Elle avait quel âge? Probablement le même que ma fille, à un an ou deux près. Qu.est-ce qui pouvait pousser une gamine de cet âge à vouloir se lancer du pont? Je ne comprenais pas toujours les jeunes alors quand il s'agissait de suicide si jeune je comprenais rien mais alors là rien du tout! Elle avait baissé sa tête légèrement faisant glisser sa chevelure de feu sur ses épaules si frêles mais qui semblait porter le poids du monde. Son regard se détournai parfois de moi pour lorgner du côté de la rivière bruyante et à chaque fois qu,elle détournai le regard je me mettais à hurler dans ma tête.

- Mademoiselle, ça ne pas va je le vois bien. Écoutez suivez-moi on pourra discuter je connais des gens bien qui pourrait vous aider. Sauter par-dessus la rambarde n'arrangera rien. Venez avec moi, n,ayez pas peur...

Je lui tendis ma main attendant qu'elle la prenne. Je la voyais hésitante mais la seule chose que je voulais était qu,elle soit en sécurité.

_________________
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Lyra Asriel

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MessageSujet: Re: Une fille, une phobie une aide (Lyra)   Lun 11 Mar - 0:29

Je n'osai toujours pas détourner mon regard de la rivière pour le regarder, il avançait lentement, et imperceptiblement je m'éloignai de lui, ce n'était pas qu'il m'effrayait, mais j'étais tendue et angoissée, qu'un inconnu m'approche comme ça n'arrangeait rien. Je n'aimais pas être coincée ici, du mauvais coté du pont, bloquée par ce policier, au-dessus de l'eau, intérieurement je commençai à paniquer et je n'avais qu'une hâte c'était de rejoindre la terre ferme. Mon cœur battait plus vite, et mes yeux allaient et venaient sur son visage puis sur la surface de l'eau, le fleuve s'écoulant sous le pont dont je me sentais maintenant prisonnière. Je fermis les yeux un instant, ma main serrant fort la rambarde, comme pour m'y raccrocher, pourtant il n'y avait aucun risque que je tombe, mais à chaque minutes passées encore sur ce pont la terreur en moi s'amplifiait ainsi que ma panique. Le policier rappela à nouveau son nom que je n'avais pas entendu la première fois, et voulu me rassurer, pensant visiblement qu'il était la cause de ma peur, mais ce n'était pas lui que je craignais, et à vrai dire je me sentais vraiment de moins en moins en sécurité ainsi au-dessus de l'eau. Je déglutis en rouvrant les yeux, rouges de larmes, je tremblai légèrement et le vent caressait ma peau froide. Je gardais le visage légèrement baissé, caché à moitié par mes cheveux agité par le vent, mon regard s'échappant du sien tourné vers ma main sur la rambarde. Je pris une inspiration profonde mais de nouvelles larmes de nervosités et de pleures coulèrent sur mes joues, m'obligeant à refermer les yeux pour essayer de retrouver un peu de paix et de calme.

Je me retournai surprise et choquée, fronçant légèrement les sourcils en regardant l'homme une seconde avant que mon visage ne change à nouveau d'expression pour devenir plus doux et apeuré en le voyant faire un geste vers moi. Je n'avais pas vraiment peur de lui, c'était un policier après tout et il avait pas l'air méchant, mais j'étais dans un tel état de stress à force de rester plantée sur ce pont que j'eu un mouvement de recul, mon dos se collant à la rambarde dont je me dégageai un instant plus tard pour m'éloigner de l'eau, de plus en plus sujette à son angoisse. Mais j'étais surtout perdue, encore plus que tout à l'heure, tandis que la compréhension des choses était entrain de se faire dans mon cerveau, je comprenais encore moins ce qu'il se passait.

- Quoi ? Mais je…

Je le regardai perdue et ahurie, pourquoi sauter du pont ? Enfin, c'était bien la chose la plus dingue qu'on m'avait jamais suggérée. J'ai une tête à sauter d'un pont ? Je ne m'étais pas autant débattue pour échapper de l'eau pour y retourner maintenant. Et pourquoi ? Je ne comprenais pas du tout, et j'aurais bien du mal à le faire, les capacités de mon cerveau étaient complètement annihilées par la peur. L'angoisse commençait à apparaitre dans la cadence irrégulière et rapide de mon souffle, les tremblements de mon corps, et les murmures de ma voix quand je parlais. Je ne voulais qu'une chose c'était quitter ce pont et la proximité de l'eau, retourner là-bas, sur la terre ferme, en sécurité, j'implorai l'homme dans ma tête de me laisser passer le pont, sinon je n'arriverai jamais à gérer plus longtemps ma peur et mon angoisse. Paniquée je lui adressai un regard suppliant, je cherchai quoi lui dire, mais je n'arrivai pas à me concentrer, je repassai ses mots dans ma tête, pour essayer de comprendre. Il pensait quoi ? Que je voulais me suicider ? Oh, et si mes parents savaient ça… Je me remis à pleurer, morte d'inquiétude à cette idée. J'avais si peur de les décevoir. Et puis, ce n'était pas même pas vrai, pourquoi j'aurais fais ça, après avoir échappé à la mort, pourquoi j'irais me rejeter à l'eau ?

- Je… Je sais pas ce que vous pensez, mais si je ne vais pas bien c'est justement parce que je suis ici…

Me défendis-je en essayant de retenir mes larmes, je passais une main sur mon front, repoussant mes cheveux en arrière qui retombèrent tout autour de moi. Je veux partir de ce pont, si vous plait… Il faut que je descende du pont…
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MessageSujet: Re: Une fille, une phobie une aide (Lyra)   Lun 11 Mar - 22:27

- Ok ok on est pas obligé d'en parler là.

Si c'était pas pour ce jeter par-dessus le pont c'était quoi alors? Disons que c'est rare les gens qui reste là à regarder la rivière quand même. Peut-être parce qu'ils l'ont trop vu qui sait? Mais comment on fait pour être blasé de la nature? Peut-être parce que je parcourai une ville en béton dans une voiture de métal que j'appréciais chaque petites chose que la nature pouvais m'apporter. Elle semblait outrée, choquée même de ce que j'avais dit mais qu'est-ce que je pouvais penser? Mais plus les minutes avançaient plus je voyais son trouble et sérieusement je dus me traiter de gros con car sa main tremblotait légèrement. Ses cheveux de feu retomba en cascade sur ses épaules lorsqu'elle passa la main dedans. Son regard était à la fois affolé, paniqué et suppliant. Je me redressai en fit un pas en avant en tendant la main.

- Prenez ma main mademoiselle, nous allons le traverser ensemble. Venez, je ne vous veux aucun mal.


Je restai là à la fois si proche et si loin. Comment j'avais fait pour ne pas voir qu'elle était terrorisé par le rugissement de la rivière en dessous? Personnellement moi ça me calmait mais visiblement elle avait une peur bleue de ce mouvement sous elle. Je ne savais rien de son vécu, rien de son passé mais elle a du vivre une expérience horrible pour avoir ainsi peur de l'eau. Je sais que c'Est stupide mais je me suis toujours demander si ceux qui on cette phobie prenait un bain. Oui je sais c'est con mais je me la demande quand même. Enfin sa petite menotte de porcelaine se posa dans la mienne et je lui souris ravi de se petit changement aussi fugace soit-il.

- Bien. Maintenant écoutez-moi bien. Vous me regardez sans cesse, parlez-moi de vous mademoiselle, Oubliez ce qu'il y a en-dessous y'a que moi qui compte d'accord?

Un petit accord que l'on faisait souvent mais je sais pas avec elle il était plus intense probablement dû à sa phobie. Je me disais qu'avoir peur de l'eau c'était peut-être moins difficile que MA peur. Oui moi ma seule et unique phobie était de perdre ma fille à nouveau. Je me battrais bec et ongles pour elle alors si je la perdais une nouvelles fois je serais anéanti. Puis est-ce qu'il y a un nom pour cette phobie? La sienne portait le nom de aquaphobie mais moi? Aucun nom pour celle-ci car aucun mot n'est assez fort ou assez puissant pour le décrire. J'attendis un petit signe de sa part et je marchai de reculons gardant mes yeux vers elle. Quelques fois je dus lui dire de me regarder, de laisser faire en bas.

- C'est bien mademoiselle encore un peu. Alors Vous étudiez quoi?

Oui bien elle devait avoir l'âge de Delphine donc forcément aux études et ça j'en étais certain. Elle était jeune et jolie et sérieusement la voir aussi apeurée remontait en moi des souvenirs d'une Delphine terrorisé lors de sa première nuit à la maison. Je l'avais fait dormir avec moi ma même si elle dormait bien moi je gardais l'oeil ouvert. Depuis à quelques moments dans l'année elle avait des crises et quand j'avais croiser le regard apeuré de Lyre je revis ma Delphine, le même regard suppliant de lui enlever ses souffrances. J'avais de la difficulté à me montrer objectif et détaché quand je voyais la peur dans les yeux de jeune femmes.

- Ça va aller mademoiselle je vais vous sortir de là. Vous faites ça comme une grande! Alors vous étudiez en archéologie? C'est une branche intéressante en fait. Si vous étudiez ici vous connaissez peut-être ma fille? Delphine Sutton. Elle a votre âge environ.

Un entremetteur de copine vous avez vu ça? Non? Sérieux? Bien voilà ce que je suis à temps perdu! Delphine a eu trop peu d'ami durant son enfance alors je la poussai un peu pour qu'elle se fasse des copines. In transigeant peut-être mais elles s'entendraient bien je suis certain. Les pas était lent mais assuré, elle voulait simplement passé ce pont qui la faisait figé de peur; ce que je m'apprêtai à faire le plus humainement du monde!
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Lyra Asriel

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MessageSujet: Re: Une fille, une phobie une aide (Lyra)   Mar 12 Mar - 2:57

L'attitude du policier s'était modifiée quand il avait comprit qu'il avait fait erreur et, à mon grand soulagement, quelle était la cause de mon état de peur et de panique soudaine. Il ne cherchait plus à empêcher une ado suicidaire de se jeter du pont, mais à aider une jeune fille effrayée à s'éloigner du sujet de sa peur, et il était temps qu'il capte ce qu'il se passait parce que je commençai à sérieusement paniquer et je n'étais pas sûre de parvenir à lui expliquer bientôt, tant je tremblais et respirais rapidement, mon visage inondé de mes larmes. Je le vis s'avancer vers moi et cette fois ne bougea pas d'un cil, immobile comme une statue qui tremblait dans le souffle du vent, il m'offrit son aide, me tentant la main, pour m'accompagner sur la traversée du pont, timidement, après quelques secondes à devoir lutter pour rester maitre de moi-même, je lui tendis la mienne qu'il prit avec douceur.

Prenant une grande inspiration après avoir fermé les yeux un long moment j'hochai de la tête, et soulevant mes paupières fixait mon regard terrifié sur le sien, noir comme l'ombre, mais qui avait quelque chose avec le contact de sa main et le ton de sa voix de rassurant. Je m'accrochai à sa main comme si j'avais peur de sombrer au fond de l'eau, comme je m'étais accrochée, de toute mes forces, à tout ce que je pouvais, pour ne pas sombrer, il y a 12 ans de cela… J'essayai de me calmer, de respirer moins vite, et moins fort, mais je n'arrivais à rien, j'avais beau faire tout mon possible pour rester concentrer sur lui, je savais la présence de l'eau juste en contrebas, et je ne pouvais pas m'empêcher de jeter des coups d'œil, m'immobilisant soudain, figée par la peur, en regardant le fleuve s'écoulant entre les deux rives. Il me redemandait alors de me concentrer sur lui, ce que je faisais, tâchant de récupérer assez de paix et de silence dans mes pensées agitée pour réussir à faire ce qu'il me demandait.

- Je… Je m'appelle Lyra… Lyra Asriel…

Murmurai-je entre deux sanglots étouffés, je cherchai dans ma tête ce que je pouvais bien lui dire, lui parler de moi, c'était sympa mais ça tournait vite à des sujets que je voulais éviter dans ce genre de situation. Je pouvais lui dire quoi ? Que je suis Irlandaise, mauvaise idée, adoptée, mauvaise idée, orpheline, de mieux en mieux… J'expirai doucement, tâchant de rassembler mes idées.

- Euh… je… Ma famille, on vient d'arriver ici… Enfin, on a déménagé là il y a trois ans quand je suis entrée à l'université… Avant on habitait à Boston…

J'avais peur, mais en me concentrant sur lui j'arrivais à calmer un peu ma panique, ma peur elle ne pouvant être effacée de moi. Je serrai sa main, je tremblais comme une feuille, je me demandai quand allait finir ce fichu pont, que je puisse enfin respirer, mais je n'osai pas regarder autre chose que lui, j'avais trop peur. Je ralentis, chancelant légèrement, je commençai à manquer d'air, fallait que je m'éloigne de l'eau, avant de faire une crise d'angoisse et de tomber dans les pommes, manquerait plus que je me retrouve aux urgences… Maman serait inquiète, mon père était à New York en ce moment, il serait certainement mort de peur et quitterait son boulot pour vite revenir ici, tout ça pour rien… Je pris à nouveau une inspiration, j'étais devenue très blanche, plus pâle qu'un spectre, je murmurai doucement pour lui répondre.

- Archéologie…

J'avais la tête qui tournait et je voyais comme des bêtes noires voler devant mes yeux, je m'accrochai à la rambarde, me sentant de plus en plus mal, c'était horrible d'être ici, je n'arrêtai pas de pleurer, et mon visage était couvert de larmes, couvert d'eau, et j'avais l'impression de ne plus pouvoir respirer, d'étouffer, comme si je me noyais. Fermant les yeux je me sentais prise au cœur d'une tempête, plongeant dans les profondeurs noires de l'océan, entourée du vide, du vide et de l'eau, me débattant pour une goutte d'air, pour survivre. J'entendis les questions du policier qui essayait toujours de garder mon attention dirigée vers lui, rouvrant les yeux je vis que nous étions presque enfin au bout de ce cauchemar, déglutissant en me concentrant pour gérer mon angoisse je cherchai mes mots pour lui répondre. J'essayai de cacher à quel point je me sentais mal, de garder bonne contenance, malgré mes tremblements, ma peau blanche et glacée, mes pleures et le rythme effréné de mon cœur, je voulais pas qu'on s'inquiète pour moi, je voulais pas que le policier mette mes parents au courant de tout ça, et qu'ils s'inquiètent pour rien, je voulais tellement pas les décevoir… J'hochai la tête doucement, oui, j'aimais l'archéologie, j'avais commencé à m'intéressé à ça avec les livres de l'orphelinat que j'avais lu des dizaines de fois, et mon père adoptif avait nourrit cette soif que j'avais sur le passé de notre monde, de notre histoire, ses mystères. Thomas Asriel était un très grand Egyptologue réputé, porté un nom pareil, associé aussi à la réputation de ma mère, c'était parfois assez difficile, et je n'étais pas vraiment à la hauteur de ce qu'ils auraient pu attendre de leur enfant. Je le savais… Même si ils ne m'avaient jamais rien, je savais que je n'étais pas à la hauteur. Et les gens, dans les universités, quand ils entendaient mon nom, ils reconnaissaient de suite mon père, et ils n'imaginaient pas qu'une petite fille comme moi, simple, et qui fait ce qu'elle peut dans la vie pour y arriver avec ses maigres moyens dans une petite fac comme aussi, soit la fille d'un des plus brillants archéologue du monde.

Quand il me parla de sa famille, je mis un peu de temps avant de lui répondre, cherchant dans ma tête, et mes souvenirs, parce que ce nom en faite ne m'était pas étranger, et pourtant je ne me souvenais pas d'avoir rencontré la fille en question. Non, en faite, j'en avais entendu parlé, mais je ne m'en souvenais pas. C'était l'une des patientes que ma mère avait pu suivre, elle avait certainement du en parler une fois comme ça, ça lui arrivait de parler de certains cas à la maison, elle était très investie dans son travail et faisait tout pour ses patients, et même quand elle ne travaillait pas, elle continuait de penser à eux.

- Je crois pas… Mais je connais ce nom… Mais je sais plus pourquoi…

Avec un grand soulagement et sans que je m'en aperçoive tout de suite, tentant de me remémorer le souvenir de ce nom, nous quittâmes enfin le pont pour la terre ferme, loin et protégée de l'eau du fleuve. Je m'assis sur le rebord d'une pierre, tâchant de reprendre mon souffle et le contrôle de mes nerfs, ayant encore un peu la tête qui tourne et ne me sentant pas très bien du tout. J'avais causé déjà assez de problème je voulais pas empirer la situation, mais je n'y pouvais rien, ces souvenirs me hantaient, et je ne parvenais jamais à oublier cette nuit horrible dans l'atlantique glacial. Je pris mon visage entre mes mains, tâchant d'essuyer mes larmes et de reprendre bonne contenance avant de passer mes mains dans mes cheveux, les repoussant en arrière. Je respirai doucement, décomposant les expirations et les inspirations, longtemps, jusqu'à que je retrouve un peu de calme, lentement. Timidement je relevais mon visage vers lui, je lui étais reconnaissante de m'avoir aidé, mais j'avais peur aussi.

- Si vous plait, prévenez pas mes parents…

L'implorai-je, je n'avais aucune envie que ça remonte à leurs oreilles, je voulais pas les décevoir encore une fois. Je n'étais pas toujours une fille facile à vivre, je ressemblais le plus souvent à une étudiante tout à fait normale, mais j'avais gardé des marques de mon passé, jusqu'au plus profond de moi, elles s'étaient gravées dans ma chair, dans mon cœur, et je vivais dans la peur.
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MessageSujet: Re: Une fille, une phobie une aide (Lyra)   Mer 13 Mar - 4:08

Pas après pas elle avançait comme si j'étais sa bouée de sauvetage. Lyra, elle s'appelait Lyra un très joli nom en fait! Ceci m'intrigua car c'était loin d'être un nom disons "américain" à la limite Delphine pourrait presque passer pour une française avec son prénom mais elle? Lyra... vraiment il faudrait que je lui pose la question tout à l'heure. Elle avançait lentement, je sentais sa main trembloter dans la mienne mais je continuai à l'encourager doucement. Ses larmes roulaient sur ses joues roses telles des torrents quittant leur lit, elle me fixait toujours avec cette lueur de la sauver. Je lui souriais doucement l'encourageant par ce simple contact non physique.

- Pas grave on en reparlera plus tard Lyra. Vous vous en sortez bien voilà un pas de plus.

Encore heureux que ce ne soit pas ses pont qui valse dans le vent sinon je l'aurait retrouver en boule sur celui-ci. Mais peut importe le pont ou le torrent sous elle une peur, une phobie demeurait incontrôlable. Comme si une vague puissante déferlait en nous et nous noyait dans cette phobie, cette chose qui nous paralyse et nous fige sur place la forçant à la regarder nous dévorer. De plus en plus je sentais qu'on arrivait à la fin de ce pont infernal et je dus retenir un soupir de soulagement en sentant mon pied toucher la terre battue sous ma semelle de botte. Elle alla s'asseoir sur une roche non loin et je m’accroupis devant elle guettant le moindre signe de choc nerveux quand elle me planta son regard dans le mien en m'implorant de ne pas le dire à ses parents. Sur le coup j'eus envie d'éclater de rire mais d'un côté elle me faisait penser à ma fille qui tentait tout pour ne pas que je m'affole à sa moindre bêtise.

- Ne vous inquiétez pas Lyra je ne dirais rien si ça vous inquiète. Mais... pourquoi? Vos parents savent certainement que vous avez une phobie non? Attendez je reviens.

Je me relevai en posant une main sur son épaule et couru à ma voiture non loin pour y prendre ma bouteille de jus et encore des questions idiotes qui me tournaient dans la tête et qui bien sûr je ne voulais pas poser à la demoiselle. Je lui tendis ma bouteille encore neuve et m'assied sur une roche non loin d'elle en silence la laissant prendre de grandes bouffées d'air et me croisant les doigts. Je finis par me tourner vers elle pour tenter de la faire parler, verbaliser qu'ils disent.

- Lyra, vous avez un très joli nom il viens d'où? C'est pas trop commun ici. Puis Asriel... ce nom me dit quelque chose mais j'arrive pas à mettre le doigt dessus...

Où j'avais entendu ce nom? Ça me chicotait drôlement et le pire c'est que je savais qu'il ne m'était pas inconnu!

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MessageSujet: Re: Une fille, une phobie une aide (Lyra)   Jeu 14 Mar - 22:05

Il s'était accroupis devant moi pour me surveiller le temps que je reprenne mes esprits, craignant certainement que je tombe dans les pommes ou un truc dans le genre vu l'état dans lequel j'étais. Il avait eu l'air surpris quand je lui avais demandé de ne rien dire à mes parents, il passa de la surprise à l'interrogation, et sa question me mis plutôt mal à l'aise à vrai dire, je n'aimais pas parler de moi, et j'avais un peu peur. Vu la tournure que pris la suite de la conversation cependant cette question me sembla ensuite bien anodine et sans conséquence. Il me laissa reprendre un peu de souffle avant de lui répondre, me laissant quelques instants pour retourner à sa voiture dont il me ramena une bouteille de jus de fruit qu'il me donna.

- Merci… Je… oui ils le savent… Mais je ne veux pas les décevoir…

Finis-je par répondre, rougissante, en dévissant le bouchon de la bouteille, j'en bu une gorgée ou deux, fermant les yeux quelques instants. J'aimais mes deux parents, et eux aussi ils m'aimaient, et si mes craintes étaient infondées en vérité, j'avais toujours eu très peur depuis mon adoption de ne pas réussir à être ce qu'ils attendaient de moi. Je faisais tout pour qu'ils soient fiers, pour ne jamais les décevoir, mais je sentais que je n'étais pas à la hauteur, pas assez bien pour de tels parents. Quand je rouvris les yeux je vis que le policier s'était déplacé pour s'asseoir sur un rocher pas loin, il ne dit rien un moment, me laissant reprendre mon calme lentement. Je respirai lentement, buvant de temps en temps un peu du liquide contenu dans la bouteille, me désaltérant, j'avais la gorge sèche à force de lutter pour respirer tout à l'heure, mes poumons étaient comme un désert aride. Le sucre de la boisson m'aidait aussi à reprendre un peu de force, d'énergie et de couleurs. C'est vrai que j'étais assez pâle encore, mais les questions à venir de Jack auraient au moins l'intérêt au-delà de me faire un peu paniquer de me rendre rouge écarlate. En effet, il se tourna vers moi et posa une première question, qui était tout à fait pertinente, mais commença de me mettre terriblement mal à l'aise, car ma réponse risquait de nous orienter sur un terrain sur lequel je ne voulais pas aller. Déjà que je ne parlais pas souvent de moi, je parlais encore moins de mon passé, et pas à des gens que je ne connaissais qu'à peine. Je me sentais vulnérable quand je laissais les autres me connaitre. Mais bon, ce n'était jamais qu'un nom, je n'étais pas obligé de lui dire la vérité, ou de m'étendre sur le pourquoi du comment… Sauf que d'un je ne savais pas mentir, donc le mensonge était exclu, et de deux s'était un policier ce qui me faisait un peu peur, comment dire, pas qu'il soit policier en soit, mais j'avais peur des gens déjà en général et… Enfin bref.

- Ca vient de " Lyre ", c'est un instrument de musique…

Et le mot est grec lui, soi européen, et oui clairement je ne suis pas américaine, ça se voit à mon physique, ça s'entend à ma voix et à mon accent Irlandais assez doux, mais différent, et même mon nom c'est vrai ne fait pas très américain… Je soupirai doucement, je n'aimais pas aborder ce sujet. C'est pas que le voulais pas, mais parler de moi, et de cette époque de ma vie, des souvenirs que ça m'évoquait, ne me faisait pas vraiment du bien, c'était comme rouvrir des cicatrices à peine refermées au fond de moi.

- C'est un mot grec à la base… Je ne suis pas d'origine américaine, je viens d'Europe… D'Irlande en faite.

Voila, j'espérai vraiment qu'avec ça il ne chercherait pas en savoir plus, malgré tout la bonne volonté que j'affichais, et la sympathie polie que j'avais avec les gens en général, par mon éducation, j'avais assez peur des autres et j'étais finalement quelqu'un d'assez solitaire et timide, pour ne pas dire renfermée. Mais son autre question me mis un peu plus dans l'embarras, car elle me poussait à donner encore d'autres informations sur des éléments de ma vie dont il ne me plaisait pas trop de parler.

- C'est le nom de mes parents… adoptifs…

Je ne doutais pas qu'il puisse être passionné d'Egypte ou d'archéologie, mais ici le plus souvent, et hors du milieu universitaire ou de la science, ceux qui reconnaissaient mon nom connaissaient plutôt ma mère qui travaillait à l'hôpital de la ville que mon père.

- Mon père est archéologue… Mais le plus souvent ici on connait surtout ma mère, c'est le docteur Elizabeth Asriel, elle est cardiologue, elle travaille à l'hôpital…

On en avait entendu parler quand on s'était installé ici et qu'elle avait rejoins le service de cardiologie, c'était un médecin renommé et Tree-Hill nous avait fait bon accueille, content de récupérer un aussi bon élément dans son hôpital. Elle avait récupéré une partie des dossiers et patients du médecin en chef du service, pour qu'ils se partagent le travail, et l'avait même remplacé lors de ses diverses absences pour des stages de formation notamment, je m'en souvenais parce qu'à ces moments maman n'était presque jamais à la maison et toujours à travailler à l'hôpital. Elle avait déjà sauvé la vie de plusieurs personnes dans cette ville, et elle était aussi appréciée et aimée, d'une part pour ses talents de chirurgienne et cardiologue, mais aussi pour son humanité en tant que médecin qu'elle avait avec les malades. Certains médecins finissaient avec le temps par perdre de vue le véritable objectif de leur travail, l'humain, aider les gens, qui n'étaient pas que des dossiers, des patients, mais de véritables personnes, à aller mieux, les soigner, les accompagner dans leur maladie, leur permettre de continuer de vivre. Elle, elle avait toujours eu cette optique en tête et c'est ce qui la rendait aussi digne d'éloges.

Je n'osai pas trop regarder jack, j'avais peur des questions qu'il pourrait me poser, je ne me sentais pas très bien, j'étais toute blanche avec juste mes joues enflammées. Je regardai mes doigts qui jouaient nerveusement avec le bouchon de la bouteille, j'expirai doucement, mes yeux bleu gris se fermant, j'essayai de me concentrer, histoire de trouver une solution pour que la conversation ne dévie pas plus sur moi, mais quand j'étais stressée j'avais du mal à trouver de bonnes idées, au contraire je restais bloquée et subissais mes angoisses jusqu'à qu'elles me laissaient enfin tranquilles.
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MessageSujet: Re: Une fille, une phobie une aide (Lyra)   Ven 15 Mar - 21:45

- En tout cas c'Est très joli comme prénom pour une belle Irlandaise.

Wow! Tout un mélange s'il en était un! En effet on sentait dans sa voix cette intonations propres aux Irlandais très proche de celui des Écossais mais avec cette variante à peine audible pour nous Américains. Les cheveux roux, leur fougue et leur bravoure était la marque de commerce de ses gens des pays rudes et froids. Pourtant j'avais devant moi une autre version, plus douce, plus apeurée et surtout loin de cette guerrière que je m'imaginais. NOn Lyra était en fait tout le contraire de ce que je me faisait comme idée en fait. Le choc de plus fut quand elle me dit qu'elle avait été adopté. Aille... je voulais pas lui ramener de mauvais souvenirs mais bon j'allais pas m'en vouloir toute ma vie je peux pas savoir le bagage de chaque gens que j'accoste. De ce fait je préférai me taire et ainsi éviter à la jeune fille une nouvelle crise de panique.

Ce n'était pas toujours évident de déballer votre passé à des gens qui ne vous connaissaient pas. Pour ma part chacun fut proche de moi lors de la disparition de ma fille, des quatre années de difficile combat à chercher dans les moindres recoins de la villes pour la retrouvée errante dans la rue à marmonner mon nom. J'en fus même ému quand on me l'a dit parce que pendant ses 4 ans ma fille c'Est souvenue de moi comme son seul rempart, celui qui pouvait la sauver. Pendant longtemps je me suis demander si elle m'en voulait de ne pas avoir été la chercher, la sauver. Bien sûr les premiers temps oui mais après non et depuis je me sens toujours un peu fautif mais trop content qu'elle soit là à mes côtés. Elle me tira de mes rêveries quand elle me dit qui était son père, oui de nom ça me disait quelque chose. Cependant je la dévisageai en entendant que sa mère était cardiologue!

Ben oui voilà! Dre Asriel! La gentille médecin et très jolie aussi, qui s'occupait de Delphine depuis son arrivée ici!! Comment j'ai pu être aussi con?

- Dre Asriel est votre mère? Elle s'occupe de Delphine justement! enfin longue histoire.

Mon visage c'était éclairé d'un large sourire comme si elle m'avait révélé la cachette du Saint-Graal. N'empêche faut être un peu stupide quand même pour ne pas se rappeler du nom du cardiologue de votre fille! Mais il y a longtemps que je ne l'accompagnais plus vraiment, alors j'avais oublié qu'elle avait changé de docteur. Mon regard se baissa sur le sable fin à mes pieds car je me devait quand même de la rassurer sur sa phobie et le fait de ne pas décevoir ses parents.

- Vous savez pour ce que vous m'avez dit que vous aviez peur de les décevoir. Un enfant ne décois jamais ses parents. Ses parents sont toujours fiers de lui quoiqu'il fasse comme choix et la décision qu'il prend pour sa carrière. Je dirais même que c'Est souvent l'inverse, c'est les parents qui parfois déçoivent leur enfants. Des promesses non-tenues, des activité pas faites.
je remontai mon regard vers elle, vous êtes belle et magnifique c'était seulement une petite crise de panique vous parents ne seront pas moin fier de vous si vous leur dites.

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MessageSujet: Re: Une fille, une phobie une aide (Lyra)   Mer 20 Mar - 3:13

Les joues enflammées de Lyra tranchèrent sur sa peau spectrale, rejoignant la teinte pourprée de ses cheveux de feu. Elle baissa la tête, rougissante et intimidée par le policier. Elle le remercia d’une petite voix de souris, elle toussota, se rendant compte de la sécheresse dans sa gorge, elle dévissa le bouchon de la bouteille et en bue de nouvelles gorgées, sans parvenir cependant à apaiser la douleur du manque d’air dans ses poumons. Elle était soulagée de voir que le policier ne lui posa pas plus de questions sur elle, elle avait peur de devoir parler de ce qui s’était passée, elle ne s’en sentait pas capable. C’était difficile de parler de soi à un inconnu, surtout de telles choses. Un naufrage, perdue en pleine mer des nuits entières, avoir vu tant de morts sombrer dans les profondeurs de l’océan pris dans la tempête, qui croirait à un tel périple si extraordinaire et tragique en même temps. Un voyage qui faillit lui couter la vie, et qui lui couta la vie, d’une certaine façon, sa vie d’avant, sa vie à Dublin, au service de cette famille, sa vie avec sa mère, sa vrai mère, avec Peter. La jeune fille de cette époque était bien morte, au fond de l’océan elle gisait avec tous les autres, ils tombèrent tous, et ils coulèrent, encore et encore, aujourd’hui même ils sombrent toujours dans le fond de l’eau. Voila quel était la malédiction des passagers du grand navire, sombrer à tout jamais dans les abysses bleus.

Lyra releva les yeux doucement vers le policier, s’arrachant à la prison de ses souvenirs obscures et si douloureux, cherchant à détourner son attention, ne pas replonger dans l’océan. Elle fut surprise qu’il connaisse sa mère, quoique, devrait-elle l’être ? Cela expliquait aussi pourquoi ce nom ne lui était pas inconnu, sa mère en avait parlé, une fois, elle parlait souvent de ses patients, elle avait dit qu’elle était inquiète, qu’il n’y avait pas assez de greffes, et que sa patiente, la fille Sutton, avait besoin d’une greffe au plus vite pour survivre… C’était une chose horrible pour elle de perdre un patient juste parce qu’il n’y avait pas de greffe, un patient qu’elle aurait pu sauver, qui aurait pu être sauvé, qui aurait du être sauvé. Mais qui n’avait juste pas de cœur pour continuer de le faire vivre. Elle luttait des heures durant aux blocs, elle faisait tout, elle s’acharnait, pour sauver la vie de ses patients, et elle en avait sauvé des centaines, peut-être mêmes plus, Lyra ne pouvait pas bien se rendre compte du nombre. Et puis, il y avait ceux qu’elle n’arrivait pas à sauver, malgré tout, ceux qui ne survivaient pas, victimes de vivre avec un cœur mourant, des patients qui avaient besoin d’une seule chose, d’un cœur neuf, et parce qu’ils ne pouvaient pas l’avoir à temps, devaient mourir devant ses yeux, incapables de les sauver sans ce cœur à leur greffer… Des fois, sa mère rentrait le soir, elle allait dans sa chambre, et elle pleurait, toute la nuit elle pleurait, ça voulait dire qu’elle n’avait pas pu sauver quelqu’un. Qu’une personne était morte, injustement. Pour rien.

- Oui, c’est ma mère… Elle a du parler de votre fille à la maison, c’est pour ça que le nom me disait quelque chose… Elle parle de ses patients des fois… enfin pas beaucoup… je veux dire… elle garde le secret médical… Mais enfin… C’est pas un métier facile du coup des fois elle parle un peu à la maison…

Elle rougit, honteuse d’avoir bafouillée et de s’être ainsi emmêlée dans ses explications. Elle espérait au moins ne pas avoir dit de bêtise. Elle avait de nouveau baissé les yeux, fixant le sol et les petits cailloux par terre, dans la terre poussiéreuse. Il y eut un long silence où un peu effrayée elle resta fixée sur la bande brune parcourue de frissons de verdure devant elle, quelque part hors du champ de sa vision s’étendait le torrent rugissant d’écume blanche, l’eau scintillante dans le soleil, sa lumière ricochant entre les brumes des nuages. Elle tremblait légèrement, et elle eut un petit sursaut lorsque l’homme se remit à parler, elle le regarda mais détourna vite les yeux en l’écoutant, gênée et toujours si timide. Elle était touchée par ses propos, mais elle n’était pas sûre de pouvoir vraiment prétendre à ce genre de considérations. Parce qu’elle n’était qu’une enfant adoptée, fille non désirée, orpheline, puis recueillis par ces nouveaux parents qui l’avaient accepté dans leur vie, sous leur toit, qui lui avait donné une nouvelle chance, une nouvelle vie, dans une famille aimante où elle se sentait protégée, en sécurité… Elle n’était pas sûre de mériter tout cela, elle la petite fille battue par les employeurs de sa mère, qui toute petite était forcée de travailler jusqu’à l’épuisement pour servir ces gens qui étaient si méchants avec elle. A part Peter, c’est le seul qui l’avait bien traité, et qui ne lui avait jamais fait de mal. C’était difficile pour elle, ce changement de vie, elle ne s’y était jamais complètement habituée, elle était marquée à vie par le drame du naufrage qui à l’époque avait fait la une des journaux New-Yorkais, avec sa photo en première page emmitouflée dans une couverture son visage couverts de larmes tenue dans les bras d’un policier qui la faisait descendre d’un bateau, un gros titre disait quelque chose du genre « Un naufrage tragique dans l’atlantique ne laisse qu’une seule jeune survivante ». Elle était seule au monde. Perdue au milieu d’une île déserte, si seule, si longtemps. Ca avait été très difficile pour elle de s’adapter à une vie si différente, avec des parents qui l’aimaient vraiment, dans une maison si belle et si luxueuse qu’elle avait mis très longtemps à ne serait-ce qu’accepter de se sentir chez elle. Pendant longtemps elle était restée renfermée dans des coins de la maison, sa chambre, la cuisine, le grenier, elle n’osait toucher à rien, elle demandait la permission pour à peu près tout, ne serait-ce que toucher à un objet où se rendre dans une pièce. Elle était perdue dans cette grande maison, dans cette grande vie, où on lui offrit d’avoir la possibilité de réaliser tous ses rêves. Ses rêves, quels étaient-ils ? Elle l’ignorait. Mais l’amour et la fierté de ses parents étaient en tout cas des objectifs qu’elle cherchait constamment à atteindre. Elle les avait déjà en réalité, mais elle avait cette peur constante en elle, d’être perdue, au milieu de l’océan, seule, abandonnée à la mort, désespérément seule, elle avait peur d’être abandonnée par ses parents adoptifs. Parce que qui était-elle après tout pour eux ? Eux qu’elle regardait avec tant de respect, qu’elle aimait si profondément, Elizabeth comme une mère, Thomas comme un père. Mais elle, ce n’était jamais que leur fille adoptive, bien sure ils la traitaient et l’aimaient comme leur propre fille, s’était indéniable, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de se demander ce qu’il se passerait si ils ne l’aimaient plus soudain, si ils ne voulaient plus d’elle, rien ne les y obligeait après tout. Ils étaient trop gentils pour lui faire le moindre mal, et l’avaient toujours traité si bien, mais elle avait cette peur profonde en elle de les décevoir, de les décevoir à tel point qu’ils ne l’aimeraient plus, et qu’ils la laisseraient là, toute seule…

Elle renifla, et des larmes brillantes perlèrent le long de ses cils noirs, avant de glisser sur la porcelaine de ses joues, elle les essuya rapidement d’un revers de la main. Elle regarda rapidement l’homme, avant de détourner à nouveau son regard, baissant la tête, intimidée part le policier. Devait-elle lui faire part de ses craintes ? Non, cela serait trop dangereux si il en parlait à ses parents, ils ne l’aimeraient plus… Et ils auraient raison. Qu’avait-elle fait pour qu’ils soient fiers d’elle ? Pour mériter leur amour ? Elle n’était pas la meilleur, elle n’était pas la plus intelligente, elle n’était pas la plus inventive, elle n’était pas la plus gentille, elle n’était pas la plus forte. Non, elle était faible, fragile, sensible, médiocre… C’était cela peut-être qui était pire que les fleuves sans fin et intarissables de ses larmes. Sa médiocrité. Son incapacité mentale à se hisser à la hauteur du grand chercheur Thomas Asriel et du grand médecin Elizabeth Asriel. Son incapacité à briller comme eux ils brillaient. A coté d’eux elle se sentait pâle, éteinte, bête et sans intérêt. Et c’était ce qu’on lui faisait ressentir à l’université, quand mêmes les professeurs entendaient son nom et la regardaient avec ce regard mêlé de surprise et de dédain, pour une descendante de tels génies qui n’avait visiblement pas hérité de leur don pour l’excellence. Mais l’on comprenait bien vite oui, que la grosse et stupide Lyra avait été adoptée seulement, et qu’elle était très loin de ressembler à ses parents qui étaient des modèles d’admiration chacun dans leurs domaines respectifs. Elle se mit à pleurer à chaude larmes, et se cacha le visage entre ses mains, honteuse.

- Je… Je suis désolée… Pardonnez-moi… C’est que… Je…

Elle se tut, incapable de continuer, sanglotant et toute tremblante sur son rocher blanc gris isolé dans la nudité de la terre brute cerclée d’herbes vertes mouillées.
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MessageSujet: Re: Une fille, une phobie une aide (Lyra)   Sam 23 Mar - 0:39

Je sourit doucement de la voir bafouiller et s'excuser devant ce qu'elle croyait une faute très grave. Je ne lui en voulait pas le moins du monde je faisais pareil avec ma fille, et si c'était trop sanglant je le consignait dans un cahier pour ainsi me libérer ou même je faisais une longue session de sport. Ainsi si Delphine me voyait entre ruisselant de sueur et sentir la mort elle savait que je n'allais pas et plu je prenais de temps dans la douche moins ça allait. Bien sûr je venais à lui expliquer ce qui se passait en omettant les détails sordides.

- Ça va ne vous inquiétez pas je ne la dénoncerais pas au comité de déontologie. On le fait tous Lyra, même moi. Delphine sait quand j'ai des journées plus difficiles que d'autre. Puis c'Est compréhensible que parfois votre mère se sente dépassée. Puis c'est pas comme si c'était un secret plusieurs savent que Delphine a un coeur malade. Mais elle va bien c'est ce qui compte vous le direz à votre mère.

À ce moment j'ignorais que le petit coeur de ma fille était encore moins bon que je le croyais. Si je l'avais su je crois pas que j'aurais été aussi disons prévenant. J'adorais ma fille malgré son problème de coeur et je savais que son docteur faisait tout pour trouver un donneur et ainsi redonner une chance à ma fille dans la vie. Je voulais pourvoir la voir rire et avoir du plaisir dans la vie sans se soucier à chaque seconde si elle allait être faible ou à bout de souffle. C'était difficile pour moi de la voir ainsi, on voulait voir nos enfants en santé, tout rayonnant et pas malade.

Malgré tout et malgré son jeune âge à laquelle on découvrit sa malformation, j'étais resté fort. Oui j'avais été affecté et j'en ai pleuré un coup le soir mais devant elle j'étais resté fort et optimiste. À l'âge qu'elle a aujourd'hui je n'ai plus besoin de faire semblant, je n'avais plus besoin non plus de lui cacher mon inquiétude. Elle tentait de me protéger, comme moi je le faisais avec elle. À nous voir nous n'agissions pas comme père/fille mais presque que comme un couple. Mais nous avions une relation quasi fusionnelle c'est peut-être ce qui arrive quand on tisse un cocon si serré autour de nous que nous avons l'impression que personne ne comprends. Mes pensées aussi cohérentes et vagabondes soient-elles, furent interrompues par les petits sanglots étouffés de Lyra à mes côtés.

Je me retournai vers elle alors qu'elle s'excusait la voix entrecoupée de sanglots. À la voir ainsi assise sur son rocher gris et elle au contraire si vibrante de vie je me demandait ce qui était arrivé à cette jeune femme. Le soleil d'après-midi jouait dans sa chevelure rousse me donnant l'impression que le feu était sur sa tête.

- Qu'est-ce qui se passe mademoiselle? Qu'est-ce qui vous chamboule ainsi? Vous n'avez pas à vous excusez pour tout à l'heure, c'est ok vous allez bien là.

Je frottai son dos lentement comme je le faisais à ma fille et sérieusement je me demandais ce qui aurais pu la mettre dans un état pareil. C'est pas seulement sa phobie il y avait autre chose.

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Lyra Asriel

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MessageSujet: Re: Une fille, une phobie une aide (Lyra)   Sam 8 Juin - 0:09

Lyra s'était laissée chambouler par ses émotions, alors que le gentil policier n'avait rien fait de mal, elle avait peur, elle se sentait triste et désespérée, qu'allait dire sa mère ? Elle ne voulait tellement pas les décevoir, elle avait toujours voulu qu'ils soient fiers d'elle, de l'avoir choisi. Mais elle avait une si mauvaise opinion d'elle-même, doublée d'une capacité incroyable pour se mettre dans les ennuis. Mais elle devait se reprendre, si elle s'effondrait cela ne ferait que plus inquiéter le policier et l'encourager à se poser des questions à son sujet. Elle avait bien vu comment il était gentil, s'était quelqu'un de bien qui voulait aider les gens, et il ne la laisserait pas s'il pensait qu'elle allait mal. Mais elle était très anxieuse de tout cela à vrai dire et son anxiété était grandissante. Elle était si timide et sensible. Elle devait se reprendre, ce n'était pas bien. Elle inspira lentement et profondément pour s'apaiser, essuyant ses larmes avec ses manches, reprenant son calme tout doucement.

- Pardonnez moi…

Murmura-t-elle. Elle se concentra pour ralentir le rythme de son petit cœur affolé, et revenir à elle, reprendre le contrôle de ses émotions. Ses yeux étaient encore rouge et son corps tremblait légèrement, frissonnant, mais au moins allait-elle un peu mieux, du moins en apparence. Elle redressa son doux visage de porcelaine tacheté de tâches de rousseur, ses long cheveux enflammé retombant tout autour d'elle comme une cascade de lave incandescente. Elle lui adressa un sourire sincère pour le rassurer.

- Ca va, excusez moi je suis juste un peu anxieuse…

C'était sa nature, elle était ainsi, toujours à se faire du souci, à s'angoisser, effrayée pas tant de choses. Surtout à l'idée de décevoir les personnes qu'elle aimait, puis de les voir disparaitre, abandonnée seule avec elle-même. Ca lui faisait si peur que lorsqu'elle rentrait le soir elle était inquiète rien qu'à l'idée qu'il n'y est personne à la maison. Ce qui arrivait souvent car ses deux parents travaillaient beaucoup et avec des horaires difficiles à faire rentrer dans le rythme d'une journée normale.

- Pardon, je devrais rentrer avant que l'on ne s'inquiète chez moi…

Enfin, elle ignorait si sa mère serait à la maison, probablement pas, enfin elle n'en savait rien. Mais elle ne voulait pas trop traîner et la rendre anxieuse si elle voyait qu'elle n'était pas là et qu'elle n'arrivait pas à la joindre. Lyra se releva dont, ses deux jambes moins cotonneuses, au moins elle n'allait pas s'effondrer au bout de trois mètres… Enfin, à condition qu'elle ne trébuche pas d'une façon stupide. Elle ne savait pas si le policier la laisserait repartir comme ça, elle l'espérait tout du moins, ce n'était pas qu'elle le voulait non, mais elle voulait vraiment rentrer chez elle à présent.
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Une fille, une phobie une aide (Lyra)

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